‹ L'Allemagne religieuse (volume 2)Chapitre 43 sur 202 · Stigluher, c/y. cil., j · texte numérisé non relu

Stigluher, c/y. cil., j

2. Stigloher, op. cit., p. 242-248. — Pacca, Œuvres, II, p. 333-33D. Le livre de Kopp publié en 1830, sur ïEglise catholique dans le xix' siècle^ les changements adaptés à notre temps, sa co)istitution ultérieure, et, en particulier, les changements qu'on 1/ avait faits dans l'ancien archevêché de Mayence et ensuite à Batis/wnne (Mayence, Kùpferber},'), rapporte les vœux et les opinions émis par divers conseillers de larchevèque à l'occasion de la préparation du synode (Pacca, Œuvres, II, p. 243-244).

pour lancer a ses prêtres, comme une dernière provocation à l'adresse du Saint-Siège, une circulaire en vue du synode ' : essayant sur le Rhin ce que l'évêque Ricci venait d'accomplir à Pistoïe, il voulait mobiliser contre Rome une partie de l'Allemagne ecclésiastique. Des incidents successifs amenèrent l'ajournement de l'assemblée ; et puis la réalité brutale, survenant dans la personne de Gustine et de nos soldats, étoutl'a le schisme avant même qu'il ne fût éclos.

C'étniten octobre 1792 : d'Erthal cessa d'être le maître de Mayence. Wedekind, Hofmann, Forster, tous les hommes de science et de « lumières » auxquels le prélat donnait coquettement sa confiance, s'improvisèrent jacobins; ce fut dans l'ancien entourage de l'électeur que la « convention nationale des Allemands libres » recruta ses plus impétueux tribuns; et l'on vit, par leur bouche, la raison et la philosophie signifier un congé définitif à celui qui les avait si longtemps flattées, et réclamer l'incorporation du peuple rhénan-germanique libre à la République Française'. Mais, de son côté, la foi traditionnelle, demeurée vivace dans les campagnes, prenait très allègrement son parti de la catastrophe devant laquelle d'Erthal s'enfuyait. « Sept ans durant, disaient les paysans du diocèse, nous avons dû chanter la messe en allemand; mais à présent que nous sommes libres, nous voulons la chanter en latin "*. » Telle fut, sur les lèvres des simples, l'oraison funèbre de Félectorat ecclé-

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