‹ L'Allemagne religieuse (volume 2)Chapitre 64 sur 202 · Sicherer, op. cit., p · texte numérisé non relu

Sicherer, op. cit., p

G. Sicherer, op c//..^). 289-290.

WikrsT.mxs collège

née par son ministre *, et l'on continua d'épiloguer entre Rome et la Bavière -, jusqu'à ce que Ton tombât d'accord, en 1821, sur la déclaration de ïegernsee^, par laquelle le roi de Bavière promit, en termes embarrassés, que le Concordat à lui seul, pris en soi, aurait la valeur d'une loi de l'Etat, et que les garanties qu'il accordait à l'Eglise catholique ne pourraient être diminuées ou restreintes par les stipulations de l'Edit de religion ^ Cette exégèse, signée d'un paraphe royal, était un chef-d'œuvre de subtilité : la Curie s'en pouvait dire satisfaite, et les légistes, d'autre part, y trouvaient de multiples occasions d'épiloguer; mais c'était déjà beaucoup, pour Rome, d'avoir fait reconnaître en principe la vertu législative intrinsèque du Concordat, et d'avoir obtenu, pour FEglise de Bavière, quelques compensations matérielles à la perte de ses biens^; il appartenait aux évoques et il appartenait aux fidèles de considérer ces faits comme acquis, et d'en profiter. La Prusse, de son côté, dès 1815, s'était essayée

1. Lerchenfeld, qui avait combattu le Concordat, fut l'un dos plus énerpques à provoquer ce désaveu, au risque d'entrainer une rupture définitive avec Rome. Voir Lerchenfeld, op. cit., p. 20-21 et 84-90.

2. Sicherer, op. cit., p. 319 et suiv., et p. 108 et suiv. des Annexes.

Page 1