‹ L'Allemagne religieuse (volume 2)Chapitre 65 sur 202 · Sicherer, op. cit., p. 33ô-;i3G · texte numérisé non relu

Sicherer, op. cit., p. 33ô-;i3G

4. Le prince héritier, le futur Louis I", était liostile, lui, à cet «édit de religion», et dès cette date se montrait propijce aux susceptibilités catholiques. Voir sa correspondance avec Lerchenfeld, dans Lerchenfeld, op. cit. p. 15 et 09 et suiv.

:'). C'était aussi beaucouj), jiour Rome, que, dès le 2 février 1817, Montgelas eût été disgracié, sans doute à l'instigation du prince Louis. L'une des premières suites de cette disgrâce était la rentrée à Munich, où bientôt il devint le premier vicaire général de l'archevêché nouvellement ci-éé, du prêtre Joseph Klein, expulsé six ans auparavant sous l'inculpation d'avoir composé une prière pour Pie VII, jugée séditieuse à l'endroit de Napoléon (Joh.-I3. Stillbauer, Joseph Klein, erster Generalvikur des Erzbistliums Mimclien- Freisiny {Frankfurter Broschiiren, XIV, p. 238-239 et 253-254, Francfort, Fœsser, 1893).

à causer sérieusement avec le Pape; Niebuhr, rillustre historien, avait été envoyé à Rome comme ministre', et la bureaucratie berlinoise, en lui traçant sa ligne de conduite, excluait formellement toute idée de primatie allemande : Wessenberg avait pu trouver des échos à Vienne, mais non point à Berlin. « Au point de vue catholique, disait le ministre des Cultes Altenstein, les conceptions de Wessenberg sont un non-sens [ein Unding) » , et il estimait que, même au prix de grands sacrifices, il faUait traiter avec Rome-.

On eût fort surpris le premier roi de Prusse^ou son successeur le roi-sergent^ encore que dans sa garde géante il eût beaucoup de catholiques'', si l'on eût pu leur faire entrevoir que, moins de cent ans après eux, un liohenzollern permettrait à ses diplomates de qualifier Y « Antéchrist » de Très Saint-Père, et chercherait à « établir ses relations avec lui plus solidement que jamais*"' ».

1. Voir, sur Niobulir (1776-1831), l'ouvrage intitulé : Lebensnaclirichten ûber BarUiold Geonj Niebuhr, 3 vol. (Hambourg, Perthes, 1838); et, spécialenipiit sur sou séjour à Rouie, le toiue II, p. 175-512.

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