‹ L'Allemagne religieuse (volume 2)Chapitre 75 sur 202 · Jansseii, op. cit., I, p · texte numérisé non relu

Jansseii, op. cit., I, p

4. .Jaiisseii, op, cit.,l, p. 201. C'est à quoi Schiller ripoïîtait par plusieurs Xénics contre Stolberp : « Pour l'édification des àuje.s ferveute.s, F. St.

•ouite, p(»ète, et chrétien, a f^crnianisé les dialof^ues de Platon... Pour lYdir injvuié les dieux de la Grèce, Apollon te jeta du haut du Parnasse; Ml revanche tu iras en Paradis... Hercule chrétien, tu étoutïerais si voontiers les géants, mais leur poitrine païenne, ô petit Alcide, tient toujours ernie... Ils (les deux Stolberg) parcouraient autrefois connue centaures es forêts poéti(iues, mais cette race sauvage s'est convertie. (Poésies, i-ad. Régnier, p. o4G-r)47.)

comme Lavater^, pour vivifier les âmes que les Eglises établies anémiaient. Stolberg détestait ce déisme berlinois, qui bannissait la religion du cœur^, et ce demi-christianisme, qui diminuait le Christ -K u Si nos théologiens nient le péché originel et le Christ, écrivait-il dès 1781, je tiens pour une faute de les appeler chrétiens ; et je ne comprends pas pourquoi je ne me lierais pas plus volontiers avec nos frères les catholiques que de former une communauté avec ces voleurs d'église ^ «Voleurs d'église», ainsi qualifiait-il les pasteurs qui lui défiguraient son Christ ; et lorsque à Eutin, ayant sous ses ordres toute une hiérarchie de théologiens, il toucha du doigt leur « mic-mac de foi et d'incroyance », sa foi protestante succomba comme sous un choc. Alors les souvenirs qu'il avait gardés de ses voyages en Suisse et en Italie prirent en lui des résonances nouvelles : il se remémora cette Suisse où, tout jeune, il avait admiré le spectacle de populations catholiques possédant et goûtant la liberté \ et cette Italie oii, différant en cela de beaucoup de ses coreligionnaires, il avait cru sentir que les fidèles vivaient réellement leur foi ^\ La religion de ses administrés ne lui plaisait plus pour lui-même ; il la voyait de trop près ; il y faisait trop besogne de gérant pour garder le goût et la possibilité

1. Ou aura de cesmvstieiucs une idéed'enseuible eu lisaut LichteuberpM-, Histoire des idées reiujieiises ea Allemagne depuis le XVJJJ" siècle jusqu'à nos jours, I, p. 271-293' et 307-:53G (Paris, Fischbacher, 1888).

-2. Jausscu, op. cil., I, p. 68.

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