Jaussen, op. cil
G. Jaussen, op. cit., I, ]>. 2G7, 283, 307-3U8.
ROMANTISME ET CATHOLICISME ill
d'être im croyant. Il se mit, avec sa femme, à lire Fénelon, François de Sales ^ ; mais une autre lecture leur était réserv(5e, la lecture prolongée, afl'ectueusement détaillée, d'une âme de femme qui fut en son époque l'un des plus beaux livres de christianisme vivant.
A Munster séjournait alors une femme d'esprit affiné, portant un nom illustre en Europe ; c'était la princesse Gallitzin'-. Elle avait promené son âme à travers les diverses confessions chrétiennes, et môme en dehors de toutes confessions; elle était devenue femme philosophe, en France, pour avoir les leçons de Diderot'^; à La Haye, elle s'était mise à l'école du philosophe sensualiste Hemsterhuis'*; sa conscience ensuite s'était laissé gagner par rintluence pénétrante du philosophe Jacobi • et du mystique protestant Ilamann, le «Mage du Nord», dont elle avait fait disposer le cercueil dans son jardin^; et puis elle s'était refaite petite fille '^ pour entendre les catéchismes que prêchait aux enfants de Munster le pieux pédagogue Overberg ; et comme elle avait, depuis 1780, retrouvé la foi catholique en la rapprenant^, son salon de Mimster était en quelque sorte un ves-