Janssen, Friedrich Lpopohl Graf zu Stolborg, II. p
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crédit était grand, que le professeur de Landshut l'inquiétait. Lorsqu'en 1819, il fut question de Sailerpour un évêché en Prusse *, et lorsque, en 1821, son nom fut de nouveau prononcé pour le siège d'Augsbourg, Rome refusa- ; et les cheveux de ce prêtre étaient très blancs, ses épaules très courbées, lorsque, peu d'années après, il reçut, avec la mitre, le fardeau du diocèse de Ratisbonne. Ringseis, le médecin de Louis de Ravière, qui fut Tune des notabilités catholiques du royaume, s'attacha plus tard, en certaines pages de ses Souvenirs^ à défendre rétrospectivement Sailer contre la sévérité de Hofbauer. C'est que Ringseis avait lui-même, en sa jeunesse, subi le charme des mystiques séparatistes** et pouvait s'accuser du même péché qui avait été imputé à Sailer. Une lettre qu'il écrivit à Savigny, le 28 mai 1810, nous montre le jeune médecin préoccupé de comprendre
i. Voir dans Pfûlf, Slimmen aus Marin Laach, 1904, I, p. 183, une lettre de Savigny, du 9 novembre 1818, témoignantdcs sentiments qu'éveillait en Prusse la possibilité d'une nomination de Sailer sur le Rhin.
2. Aichinger, op. ci7.,p. 410-411. — Sur l'histoire de ces suspicions, voir Ringseis, Erinnerungen,!, p. 332-333, II, p. 23-28, et IV, p. 408-415. Ringseis défend l'orthodoxie de Sailer contre le P. Haringer, biographe de Hofbauer. — Cf. Haringer, Vie du bienheureux Hofbauer^ p. 07 ; et aussi, Haringer, op. cit., p. 2G9, une lettre de Hofbauer à un cardinal, de l'année 1817, rapprochant Sailer de AVessenberg, et les qualifiant Tun et l'autre d' «astucieux hypocrites, qui se sont vus plusieurs fois sur le point de fonder une Eglise nationale en Allemagne ». — Les torateurs» de l'Eglise allemande au congrus de Vienne partagaient, sur Sailer, le jugement de Hofbauer. (Friedrich, /^«ac von D6llin<jei\ I, p. 153.) — Mais le texte le plus intéressant demeure, en définitive, la déclaration môme que Sailer fit adresser par son ami Schenk, en 1819, à la nonciature de Munich, et dans laquelle il se défend, point par point, de tous les reproches qui lui étaient faits (Aichinger, op. cit., p. 322-327 et 412-417). — La promotion de Diepenbrock à l'épiscopat fut plus tard considérée par Louis de Bavière et par Diepenbrock lui même comme une réparationfaite par Rome à son vieux maître Sailer. (Chanoine Schmid, Mémoires, trad. Dodille, p. 3G8.) — Briefe von Johann Michael Sailer, M. Diepenbrock und J. K. Passavant, p. 45 (Francfort, Heyder, 1860).