‹ L'Allemagne religieuse (volume 3)Chapitre 184 sur 215 · Gœrres, Geaammeie liriefe, II, p. 608, et III, p · texte numérisé non relu

Gœrres, Geaammeie liriefe, II, p. 608, et III, p

4. Dot Beldenbuch von Iran aus dem Schah-Nameh dça Firdutit % vol;

politique, auxquelles Gœrres n'avait pas le courage de fermer ses fenêtres, venaient souvent troubler le ménage. « On se plonge dans le passé, écrivait-il ; et voilà le présent qui cogne à toutes les croisées. Maudite politique! elle absorbe toutes les journées avec d'innombrables feuilles volantes, qu'il faut du moins flairer pour se mettre au courant M » En vain Greuzer insistait-il pour que Gœrres achevât bientôt ses travaux historiques sur les légendes- : Gœrres continuait, mais n'achevait pas ; la malveillance du roi de Prusse avait fait de lui, suivant l'expression de Jean-Paul Richter, un autre Goriolan ; et le Coriolan strasbourgeois ne boudait, ni ne se taisait. Il inclinait trop à se réputer l'interprète de Dieu, pour qu'un autre que Dieu pût le condamner au silence ^. Il présentait ses prophéties comme autant de créances sur l'histoire du lendemain ; et l'histoire, de par la volonté divine, acquitterait ces créances en réalisant les prophéties. '( Mes prédictions ont été tellement justifiées, écrivait-il à Perthes, que des

Berlin, i820. Gœrres y travaillait déjà en 1811(Reinhold Steig, Achim von Arnim und Jacob und Wil/ielm Grimm, p. 159). — D'ailleurs, môme durant ses années de politique active, Gœrres ne dédaignait pas la philologie : il dédiait au major W. de Scharnhorst, en 1817, un recueil de poésies allemandes populaires {Altdeutsche Volks und Meisterlieder). — La censure de Berlin hésita même à laisser imprimer le nom de Gœrres dans l'annonce que faisaient les journaux de la publication du Schah Natneh (Gœrres, Gesammelte Briefe, I, p. 143).

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