Gœrres, Gesammelte Briefe, III, p
2. Gœrres, Gesammelte Briefe, II, p. 607-609 ; plus tard Creuzer souhaite que Gœrres fasse au moins pour son Histoire des légendes comme Boccace faisait pour le Décaméron, et qu'il en publie au moins une première journée (Gœrres, Gesammelte Briefe, III, p. 194).
3. Gœrres, Gesammelte Briefe, III, p. 23. — Stein écrivait à M"« Gœrres, le 27 janvier 1820, qu"« il ne cesserait jamais d'estimer Gœrres à cause de son rare esprit, de son loyalisme, de son fidèle dévouement à la patrie, de la justesse de ses vues politiques » (Gœrres, Gesammelte Briefe, II, p. 611).
gens pénétrants concluront à une entente secrète entre moi et les puissants, en vertu de laquelle je pouvais à Favance concerter les numéros qui seraient tirés l'année d'après ^ » « Poursuivi par la moitié des rois de l'Europe^», suivant l'expression de Benjamin Constant, il était devenu, par leur propre faute, l'incarnation même de la liberté de la presse ; et son auguste besogne de commentateur des événements était en même temps la revendication d'une liberté. Le livre: V Europe et la Révolution^ qui parut en 1820, tirait la conclusion des épisodes révolutionnaires qui se déroulaient en Espagne, et prodiguait aux diverses souverainetés européennes les sommations et les menaces 3. La brochure de 1822 intitulée : la Sainte- Alliance et les Peuples au Congrès de Vérone ^, forçait, au nom des peuples, les portes du royal concile :
Que le Congrès des princes, écrivait Gœrres, soit en même temps un Congrès du peuple et des peuples, un petit et un grand Conseil, réunis pour la recherche du bien commun ! Alors il pourrait peut-être arriver que, du jour où se réunirait ce Conseil des peuples, datât le véritable affranchissement de l'Europe, promis par la bataille des peuples; et que ce Congrès, autrefois Congrès du peuple, puis honteusement descendu au rang d'une journée de gala et d'une réunion de cour, regagnât son antique dignité î».
Les souvenirs de la vieille chrétienté se dres-