‹ L'Allemagne religieuse (volume 3)Chapitre 21 sur 215 · Kûntziger, op. cit., p · texte numérisé non relu

Kûntziger, op. cit., p

Alphonse de Liguori^ Mais, sous la poussée des assauts, Febronius reprenait son élan, se multipliait, se prodiguait; il répliquait au jésuite Zaccaria en publiant un second, un troisième, un quatrième volume; au dominicain Mamachi, en faisant paraître un abrégé de toute son œuvre, précédé d'une contre-riposte-.

C'est par l'action successive des nonces Gaprara et Bellisomi sur le prince électeur de Trêves que Rome, en 1778, obtint deHontheim une rétractation^ : Pie VI, au jour de Noël, en informa les cardinaux par un discours qui était un véritable cri d'allégresse ^

Mais, outre qu'un nouvel écrit publié par Hontheim en 1781, sous forme de « commentaire » à sa rétractation, en affaiblissait singulièrement la portée, tout un parti subsistait, dansl'iiglise, dans les universités, dans les cours, qui demeurait fébronien, avec ou sans Febronius.

Peu de jours après le consistoire de 1778, un parent de Hontheim recevait la lettre suivante :

En simple citoyen de TUnivers, j'ai été peiné de la démarche àlaquelle s'est laissé entraîner ce pauvre vieillard... Mais ce qui peut consoler de ce triomphe apparent de la

i. Voir Angot des Rolours, Saint Alphonse de Liguori, p. 127-128. Paris, Lecofifrc, 1903. — Le P. Jules Jacques a publié en 1876 une traduction française de la Défense du pouvoir suprême du souverain pontife contre Justin Febronius^ par saint Alphonse de Liguori.

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