‹ L'Allemagne religieuse (volume 3)Chapitre 23 sur 215 · Kûntzigcr, op. cit., p. 131-134 et · texte numérisé non relu

Kûntzigcr, op. cit., p. 131-134 et

i8 DD JOSÉPHISME AUX CONCORDATS

nouveau ses maximes à la faveur de ces rétractations solennelles d'un ouvrage qui a été considéré généralement et à juste titre comme rempli de lumières et conforme aux vrais principes : il paraît convenir à tous égards de faire une démonstration qui puisse leur en imposer ^

C'est ainsi que, pour « en imposer » à Rome, sur tout le territoire de la Majesté Apostolique, on condamnait les sujets à ignorer que le coadjuteur de Trêves s'était rétracté, et que le Pape s'était réjoui. Au moment où le fébronianisme subissait de la part de son inventeur un demidésaveu, d'ailleurs extrêmement équivoque, les gouvernements de Marie-Thérèse et Joseph II se montraient plus fébroniens que Febronius luimême, au risque de justifier l'amusant grief que Voltaire faisait au Saint-Empire romain germanique, de n'être plus ni saint ni romain.

Sauf peut-être Frédéric 11 de Hohenstaufen, l'inquiétant César qui se servit de l'Islam pour ennuyer la papauté, jamais souverain ne fut plus antiromain que l'empereur Joseph II, dont la mort précéda de quinze ans seulement l'effondrement même du Saint-Empire.

On avait vu, dans le cours des siècles, des rois s'improvisant, en matière ecclésiastique, juges et docteurs; mais, en général, ils ne refusaient point d'entrer en colloque avec Rome, ne fût-ce que

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