‹ L'Allemagne religieuse (volume 3)Chapitre 25 sur 215 · AVolfsgniber, op. cit., p. 4G · texte numérisé non relu

AVolfsgniber, op. cit., p. 4G

2, Wolfsgruber, ofi. cit., p. 475i

si Ton veut comprendre sainement le joséplîisme. Ils sont en train d'élaborer un système de politique ecclésiastique dont les conséquences seront néfastes pour TEglise; et très sincèrement, celui-ci dans la question, celui-là dans la réplique, parlent du « bien de la religion » et s'intéressent à « ce qu'en elle il y a de grand ». De môme que Nicolas de Hontheim, pour attirer dans rédilice catholiquela foule des dissidents, disloque cetédifice par la base, Joseph II et ses conseillers, pour améliorer la religion et la remettre en crédit, la vont bouleverser. Ils agissent avec la société religieuse comme d^autres, bientôt, agiront avec la société civile : c'est pour son plus grand bien, et par amour pour elle, qu'ils s'imposent et s'ingèrent

comme des agents de révolution « La religion,

écrira plus tard à Joseph II Léopold de Toscane, vous aura l'obligation d'avoir illuminé l'Europe et d'avoir épuré la vraie religion des superstitions et abus qui y avaient été introduits et que beaucoup déploraient, sans avoir le courage de les attaquer comme vous de front et dans la racine du mal^ » Peu s'en faut, môme, que Heinke ne présente le joséphisme comme l'accomplissement d'un devoir de piété : « Le prince, écrit-il, protège le plus vigoureusement le sanctuaire du Seigneur, lorsqu'il en écarte lui-môme ce qui peut ôtre et a effectivement été l'occasion d'inguérissables blessures pour la foi qui fait les élus- ».

1. Joseph II und Leopold von Toscana, ihr Briefwechsel von 1781 bis 1790, herausg. von Alfred von Ariieth, I, p. 189 (Vienne, Braumiiller, 1872). La lettre est du 29 novembre 1783.

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