‹ L'Allemagne religieuse (volume 3)Chapitre 31 sur 215 · Ibid.^ II, p. 513, chap. ix. section · texte numérisé non relu

Ibid.^ II, p. 513, chap. ix. section

guer en sa faveur», et d'avoir travaillé pour le bien de l'Eglise universelle ^ Les gouvernants, armés de la force, connaissaient désormais les moyens de rétablir la liberté ecclésiastique : à eux d'agir.

A eux d'instruire leurs clercs et leurs peuples pour en finir avec cette crasse ignorance qui régnait avant que les Décrétales ne fussent convaincues de faux " ; à eux de s'entourer de conseillers qui les aideraient dans la gestion de l'Eglise ^ ; à eux de supprimer les annates, les droits d'expédition des bulles, les droits de confirmation de pallium, et de soumettre à leur place t souverain toute communication entre leurs Eglises et le Saint-Siège ^ ; à eux d'exercer le droit de résistance au Pape ^ ; à eux, enfin, de manier contre un clergé trop docile à Rome l'appel comme d'abus ^\ Febronius, copieusement, développait ces diverses tactiques ; et Joseph II, celte fois, était tout prêt à prendre bonne note des enseignements du canoniste : l'Etat ne pouvait qu'en tirer profit.

Mais lorsque Febronius observait encore que les souverains, pour restaurer dans leur intégrité les droits de l'épiscopat, devaient convoquer un concile général ^, il s'engageait alors sur un terrain où Joseph 11 dédaignait de le suivre^. Car Joseph 11, pas plus qu'il ne se souciait des droits de l'épiscopat, puisqu'il était le premier à

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