Schlitter, Die Beise des Papstes, p
tiens avec Pie VI, et pour le supplier d'éviter toutes faiblesses, qui l'exposeraient, disait Cobenzl, « aux critiques de l'Europe* ». Joseph, lui, était bien décidé à se montrer « un fils respectueux de l'Eglise, un maître du logis poli avec son hôte, un bon catholique dans toute l'étendue du terme, mais en même temps un homme au-dessus des phrases, des actes tragiques dont le Pape pourrait l'erlancer (sic), ferme, sûr et inébranlable dans ses principes ; il avait conscience d' « entrevoir avec certitude le bien de l'Etat » ; et, « sans autre considération quelconque », il prétendait s'y conformer 2. Ainsi disposé, il apportait dans les têteà-tête avec Pie VI plus de courtoisie et de douceur encore que ne l'eussent souhaité ses ministres : « Il faut pourtant éviter, leur objectait-il, que cet homme ne s'en aille d'ici en donnant une protestation solennelle à toutes les cours catholiques d'Europe et en même temps ne tourne la tête à plusieurs de nos évêques, ne trouble et n'inquiète les consciences des âmes timorées et peu instruites 3, »
Le joséphisme avait peur : c'était là le seul résultat du voyage pontifical, mais le résultat était notable. Cette peur, il est vrai, n'induisit pas l'empereur en résipiscence : les actes les plus