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4. Que la Prusse fût toujours toute prête à mettre ces maximes en acte, c'est ce que prouvaient, dès 1795, ses projets secrets, à la diète de Ratisbonne, contre les terres ecclésiastiques de Worms et de Spire, et en 1796, sa conduite à l'endroit de la principauté ecclésiastique d'Eichstiitt (Scheglmann, op. cit., I, p. 115-117).

5. Otto Meier, Zur Geschichte der rômisch-deutschen Frafje, I, p. 143-145.— « Les docteurs, les grands-prêtres et les pharisiens, dit une brochure contemporaine intitulée la Passion, se réunirent dans une ville que Ion nomme Rastatt et tinrent conseil pour savoir comment ils prendraient par ruse l'Empire romain et le tueraient... Et l'Empire vit que sa dernière heure était arrivée, et il dit : «c Mon âme est triste jusqu'à la mort. » Et

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pit ces jeux; la paix de Lunéville, en 1801, permit de les recommencer*. Le septième article de cette paix garantissait à tous les princes héréditaires qu'avait appauvris Tanliexion a la France de la rive gauche du Rhin un dédommagement territorial : ce dédommagement devait être pris « dans le sein de TEmpire ». On fut d'accord, tout de suite, pour faire la chasse aux terres d'Eglise 2 ; etunedéputation d'Empire se réunit à Ratisbonne pour continuer les précédents de Rastadt ^. Une

rélectetir ecclésiastique était fort mélancolique, et il dit dans le Congrès : « En vérité, en vérité, un de vous me trahira. » Et voilà, la Cour de Prusse murmura à l'oreille de la France : « Que me donnerez-vous? Je vous le livrerai. » (Denis, L'Allemagne, 1789-1810, p. 149. Paris, May, s. d.) On devine, sous ce persiflage, la part que l'opinion attribuait à la Prusse dans l'œuvre de sécularisation. — Cette œuvre donna lieu à de nombreuses polémiques, assez platoniques d'ailleurs : on trouvera dans Seglmann, op. cit., I, p. 264-269, l'analyse de l'écrit : Wichtige Staatsfrage, où sont ramassés, avec précision et passion, tous les arguments contre la sécularisation.

1. Otto Meier, op. cit., I, p. 145-146. — Voir le texte de l'article VII dans Martens, Recueil des principaux traités de V Europe, VII, p. 541. — « Bonaparte entendait, par la confiscation des territoires ecclésiastiques, constituer à la République un système d'alliés, de clients, d'enrichis et d'arrondis, quelque chose comme les ci-devant régiments du Royal-Bavière, du Royal Deux Ponts, et autres mercenaires de qualité, transformés en armée de dehors. » (Sorel, VEurope et la Révolution française, VI, p. 230. Paris, Pion, 1903.)

2. « L'Autriche consentait à reconnaître le principe des sécularisations ; mais elle demandait que les archevêques de Mayence, de Trêves et de Cologne fussent conservés dans la nouvelle organisation du corps germanique et admis au partage des indemnités, au même titre et dans les mêmes proportions que les laïques. Si la France avait cédé sur ce point, les princes laïques eussent été sacrifiés; or il entrait précisément dans les vues du Premier Consul d'agrandir, aux dépens de l'Autriche, les Etats du nord et du centre de l'Allemagne. » (Armand Lefebvre, Histoire des cabinets de VEurope pendant le Consulat et l'Empire, I, p. 102-103. Paris, Amyot, 1866.) — Remarquer que l'article 12 de la convention additionnelle au traité de Gampo-Formio avait nommé en première ligne les électeurs de Mayence, Trêves et Cologne, parmi ceux qui, à la pacification de l'Empire germanique, devaient « obtenir en Allemagne des indemnités convenables » (Martens, Recueil des principaux traités de VEurope, VII, p. 218). C'est à cet article 12 que l'Autriche demeurait fidèle.

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