Beck, op. cit., p
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monde fussent devenus, constitutionnellemenl, les grands de l'Eglise; et la réaction politique aidant, Ton eût vu ce projet de réforme, qui arborait comme idéal la résurrection de la primitive communauté chrétienne, s'égarer en des voies singulièrement diverses de celles où un pareil rôve avait, deux siècles plus tôt, engagé la démocratie puritaine, et aboutir, tout au contraire, à Tasservissement de l'Eglise par une oligarchie aristocratique.
Wessenberg allait, au Congrès de Vienne, se heurter à deux catégories d'adversaires : les uns théologiques ; les autres, politiques.
La petite ville bavaroise d'Eichstàtt était à cette époque, grâce à l'initiative du fabricant de tabac Joseph Schmid,un foyer d'influences romaines : à partir de 1812, un certain nombre d'ecclésiastiques dévoués au Saint-Siège s'étaient secrètement « confédérés », en prenant cette ville comme centre; ils se partageaient les besognes et les sphères d'influences. L'évêque d'Eichstàtt, et Zirkel, coadjuteur de Wurzbourg, protégeaient activement la u Confédération^ ». Elle avait des
1. Sur lactivilé déployée par Stubenberg,évéqiie d'Eichstàtt, pour raffermir et resserrer les liens entre l'Eglise d'Allenjagne et le Saint-Siège, voir Briick, I, p. 335 et 347. — Sur les idées romaines de Grégoire Zirkei (1762-1817;, voir Brûck, 1, p. 330-331, et Schultc, op. cit., III, i, p. 305-306.
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ramifications à Rome, à Vienne, à Paris, à Londres, même à Saint-Pétersbourg; et par le chartreux Luppurger, elle se tenait en rapports avec la nonciature de Suisse et avec cette école de Lucerne où des hommes comme Geiger, Widmer, Gûgler, incarnaient, en face des perturbations théologiques de TAUemagne, Torthodoxie traditionnelle ^ Deux chanoines de Worms et de Spire, Wambold etHelfferich, étaient affiliés au groupe d'Eichstàtt et en représentaient les plus pures aspirations : ils survinrent à Vienne, avec un avocat de Mannheim nommé Schie, en s'intitulant les « orateurs de l'Eglise catholique d'Allemagne ^ ». C'est près du cardinal Consalvi, près du nonce Severoli, qu'ils prenaient conseil : ils allaient diriger contre Wessenberg une opposition théorique à laquelle les doctrines de Wessenberg devaient succomber.
A côté d'eux et parallèlement à eux, une opposition politique était toute prête à s'agiter : elle était conduite par les diplomates de la Bavière et de plusieurs autres souverainetés, qui, faisant bon marché de la cohésion d'une « Eglise germanique », continuaient d'estimer que chaque Etat devait s'entendre avec Rome, par des négociations spéciales. H semblait que le futur Louis V% alors prince héritier de Bavière, fût appelé à réunir en sa personne les deux oppositions, puisqu'il avait eu pour maître Sambuga, l'un des « confédérés »
1- Friedrich, Geêchichte des Vatikanischen Konzils, I, p. 177-170 (Bonn, Neusser 18T7). — Sur l'école de Lucerne, voir Werner, Geschicftte de faitholischen Théologie, 2*« édit., p. 35:^-362.
2. Suf leg u orateuc» », voir OUo Meicr, op. cit:, I, p. 449.
d'Eîchstàtt, et puisqu'il avait des titres d'élite pour représenter l'autonomie de la Bavière ^
Derrière ces deux groupes d'adversaires, les gens bien informés savaient entrevoir le discret, mais fructueux labeur du Rédemptoriste Hofbauer^, qui recevait fréquemment la visite du prince Louis et donnait quotidiennement ses conseils au chanoine Helfferich^. Réputé comme prédicateur et réputé comme confesseur, expert à réveiller, dans la capitale de l'Autriche, les énergies catholiques que le joséphisme comprimait, Hofbauer, par son influence effacée mais inlassable, fut le plus efficace antagoniste de Wessenberg; et les projets d'Eglise nationale, encouragés par d'augustes sourires, soutenus par de puissantes manœuvres, courtisés par une savante théologie, allaient échouer contre la tenace volonté de cet ancien ouvrier boulanger. Trente-trois ans plus tôt, Clément-Marie Hofbauer, quittant le four où il faisait cuire le pain, s'en était allé au delà des Alpes, et avait obtenu de Chiaramonti, évoque d'Imola, la permission de prendre en son diocèse l'habit d'ermite ; le hasard d'une rencontre, ensuite, avait fait de cet ermite un Rédemptoriste; les jeux de la politique mêlaient ce Rédemptoriste au Congrès qui réorganisait l'Europe ; et c'est en lui que Chiaramonti, devenu Pape sous le nom de Pie Vil, et son ministre Consalvi, mct-
i. Sur le séjour de Louis de Bavière à Vienne, voir Heigel, Ludwiy I Kônig von Bayem, p. 38-41. (Leipzig, Duncker, 1872)
2. Sur Hofbauer (1751-1820), voir Haringer, Vie du Bienheureux Hofbauer, traduite par un Père Rédemptoriste. Casterman, Tournai, 1868.
3. HelfTerich et Hofbauer discutaient ensemble les mémoires à présenter au Congrès en réponse à Wessenberg, et Sabelli, secrétaire de Hofbauer, les recopiait (Haringer, op. cit., p. 264-265).
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talent leur confiance, pour traverser les conseils des puissants et préserver victorieusement l'intégrité de TEglise. Ainsi se déroulait la destinée d'Hofbauer, avecTattrait imprévu d'un roman.
Les « orateurs »,dans les mémoires qu'ils concertaient avec Hofbauer, demandaient la «liberté » de l'Eglise allemande; mais c'est contre l'hégémonie des couronnes laïques, non contre celle de la tiare, qu'ils s'insurgeaient. Que le Pape pourvût, tout de suite, aux nombreuses vacances des sièges épiscopaux; que les chapitres, ensuite, bénéficiant ainsi du « plus précieux privilège de l'Eglise germanique », recouvrassent tous leurs droits pour l'élection des évoques; et que les Etats cessassent de s'ingérer en pareilles affaires : tel était leur programme. Ils avaient un moyen décisif pour assurer l'indépendance des évêchés et des chapitres à l'endroit du pouvoir civil : c'était le rétablissement de l'Eglise dans celles de ses propriétés qui n'étaient pas encore aliénées, et, en cas d'aliénation antérieure, le versement immédiat, par les puissances laïques, d'indemnités convenables ^ Personne àVienne ne se ralliait à ces
1. Voir leur mémoire du 30 octobre 1814, intitulé : Darstellung des traurigenZvstandes der entgûtevten und verwaiseten Katholischen Kirche Teutschlands^ und ihrer Ansprueche (Klùber, Akten des Wiener Congresses, I, 2*" Heft, p. 28-37). — Le l" mars 1815, ils réclamèrent, dans un nouveau mémoire, d'être admis au Congrès lorsqu'on y traiterait les choses d'Eglise (Klùber, op. cit., I, 2»" Heft, p. 255-260). —En mai, enfin, ils répandirent une note sur la valeur du recès de 1803 en ce qui concernait la sécularisation, et déclaraient cette sécularisation nulle pour trois motifs, dont le plus irréfutable leur paraissait être que, la rive gauche du Rhin étant désormais rendue à l'Allemagne, les souverains laïques pouvaient se faire réintégrer dans leurs anciennes propriétés et renoncer dès lors au dédommagement qu'ils avaient, onze ans auparavant, cherché dans la confiscation des terres d'Eglise (Klùber, op. cit., IV, p. 290 et suiv.). — Spectator (F.-X. Kraus), dans la Beilage zur Allgemeinen Zeiiung du
solutions, et Metternich qualifiait les « orateurs » de (ctôtes folles^ ». Mais leurs deux mémoires du 30 octobre 1814 et du 1" mars 1815, et les doléances qu'ils prodiguaient dans les coulisses, eurent du moins cet effet de rendre les questions d'Eglise importunes. Qu'on le voulût ou non, les débats ecclésiastiques rappelaient aux plénipotentiaires de Vienne une dette gênante, qu'ils étaient formellement décidés à ne point rembourser ; mais, lors môme qu'un créancier est à l'avance éconduit, lors môme qu'on s'arme contre lui du droit de la force, on éprouve toujours quelque ennui à voir et à entendre les avocats de la créance. Discuter sur l'Eglise d'Allemagne, c'était donner à ces trois « orateurs » l'occasion de placer leur mot : si peu dangereux qu'ils fussent, ils étaient impatientants, comme l'est toujours le bon droit auquel on ne veut ni ne peut satisfaire; et, pour que le silence se fît sur les choses d'Eglise, on était tout prôt à renvoyer Wessenberg dos à dos avec eux.
Aussi Wessenberg borna-t-il bientôt son ambition à faire insérer, dans l'acte du Congrès de
1" mars 1898, analyse longuement et avec beaucoup de précision les idées des « orateurs «• ; il remarque quelles ont, en somme, une grande analogie avec celles que développait Consalvi dans une note à Metternich du 17 novembre 1814. — l^e romantique Frédéric Schlegel, de son côté, élaborait un plan de constitution allemande dans lequel les articles concernant l'Eglise se rapprochaient singulièrement des idées des « orateurs ». (Pertz, Oas Leben des Miniaters Freiherrn vom Siein, \V' Band, "À^* Httlfte, Beilagen, p. 36-38. Berlin, Reimer, 1855).
1. «Je crois avoir contribué pour une bonne part, écrivait Metternich à, l'empereur François, le 5 avril l8lb, à écarter les Mies d'une prétendue députation de l'Eglise d'Allemagne qui était réunie à Vienne, députation qui se composait de quelques têtes folles et qui, probablement sans s'en douter elle-même, s'évertuait à faire le jeu de la fraction la plus passionnée de la curie romaine. •> (Metternich, Mémoires, III, p. 1-5.)
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Vienne, un article, conçu en termes tout à fait généraux, qui énoncerait le principe d'une Église nationale allemande et garantirait par là môme à l'institution nouvelle Tappui protecteur de la Confédération germanique ^ Le cabinet de Berlin et celui de Vienne proposèrent chacun leur rédaction.
Le texte élaboré par la diplomatie prussienne souhaitait que Triglise catholique en Allemagne reçût, « sous la garantie de la Confédération, une constitution [Verfassung) aussi homogène que possible, assurant ses droits et lui procurant les moyens les plus nécessaires pour faire prévaloir ses besoins- ». Le texte autrichien stipulait que le règlement général des choses d'Uglise serait traité avec la cour de Rome à l'assemblée de la Confédération germanique^. La Prusse, en somme, sans ambages ni scrupules, envisageait la possibilité d'une constitution, fabriquée en Allemagne, pour l'Eglise catholique d'Allemagne ; Metternich, qui avait le sens du catholicisme, proposait une rédaction déférente pour Rome. Sous Taction de Wessenberg et du comte de Munster, ministre do Hanovre, les deux puissances finirent par tomber d'accord sur un texte commun, qui n'était que le projet prussien légèrement modifié '^
i. Beck, op. cit., p. 77-78-
2. I^ texte prussien était ainsi conçu : Die Katholische Kirche in Deulsrhland wird unter der Garantie des Bandes eine so viel môglich gleichfôr- »'ige, ihre Hechte und die zvr Bestreitung ihrer Bedûrfnisse notwendigaten mttel aichemde Verfassung erhalten (Klûber, Uebersicht der diplomatischen Verhandlungen de» Wiener Congresses, III, p. 440-441).
3- 1^ texte autrichien était ainsi conçu : Die Angelegenheiten der Katholisclien Kirche sollen mit dem rômischen Hofe auf der Veraammlung (ce qui voulait dire : au Bundestag) verhandelt werden (Klûber, Uebersicht, III, p. 441).
4- Ce texte était ainsi conçu : Die Katholische Kirche in Deutschland wird
Wessenberg se croyait maître du succès, lorsque survint, pour traverser son espoir, la mauvaise volonté de la Bavière, bientôt suivie d'autres oppositions. Les partisans des Eglises d'Etat voulaient empêcher Tunification nationale de rétablissement religieux. Aussi la Bavière prit-elle prétexte d'une divergence d'idées avec la Prusse au sujet de la situation des protestants, pour faire échouer le projet d'article relatif à l'Eglise germanique ^ Wessenberg s'émut, puis s'indigna. Il conjura Metternich, lui déclara que ce serait une honte aux yeux du monde entier si le peuple allemand ne trouvait pas dans l'Acte de Vienne une garantie pour ses intérêts religieux ; que les gouvernements unis pourraient intimider le Saint-Siège ; que Rome, au contraire, s'ils traitaient séparément avec elle, se jouerait d'eux 2. Metternich était de
unter der Garantie des Bundes eine ihre Rechte und die zur Bestreitung ihrer Bedùrfnisse notwendigen Mittel sichernde Verfassung erlialten (Klûber, Uehersicht. III, p. 441-44*»*) ; puis on remplaça Verfassung (constitution) par Einrichtung (organisation) sur la demande du Luxembourg, qui agissait à l'instigation du cardinal Consalvi, inquiet de cette participation éventuelle de pouvoirs laïques à la constitution de l'Eglise {Klûber, Uehersicht^ III, p. 445).
1. L'article discuté contenait un second paragraphe ainsi conçu : « Les évangéliques conservent expressément leurs droits reposant sur des traités, lois fondamentales ou autres pactes en vigueur. » La Bavière repoussa cette addition, et la Prusse aimait mieux effacer tout l'article que de le laisser passer sans l'addition (Beck, op. cit.^ p. 78 et suiv.). La Bavière ne faisait en cela que s'inspirer de l'avis des « orateurs » de l'Eglise, qui, dans une note sur l'article 15, se plaignaient qu'il y eût inégalité entre l'Eglise protestante, à laquelle on maintenait les droits acquis, et l'Eglise catholique, que les projets môme relatifs à son organisation menaçaient d'une certaine immixtion des pouvoirs laïques (Klùber, Akten des Wiener Congresses, IV, p. 295 et suiv.).
2. Lettre de Wessenberg à Metternich, du l*' juin 1815 : il faisait remarquer, aussi, que l'article 16 de l'Acte de Vienne assurait aux Juifs habitant en Allemagne plus de garanties que n'en aurait, au sujet de ses intérêts religieux, le peuple allemand lui-même si l'on supprimait l'article \h (Beck, op. cit. y p. 78 et suiv.). —Cf. la note officielle de Wessenberg, le 8 juin 1815, contre l'effacement de l'article (Klûber, Akten des Wiener Congresses, ÏV, p. 308 et suiv.).
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l'avis de Wessenberg^ ; mais, la Bavière tenant bon, Ton finit, le 8 juin 1815, par effacer Tarticle litigieux^ ; et le Congrès de Vienne se sépara sans donner à l'idée de primatie ou de patriarcat la plus légère satisfaction^.
Pie VII, par l'intermédiaire de Consalvi, avait protesté contre les décisions du Congrès de Vienne, déplorant la disparition des principautés ecclésiastiques, la sécularisation des biens d'Eglise, et regrettant hautement que « le Saint-Empire romain, centre de Tunité politique, ouvrage vénérable de l'antiquité, consacré par l'auguste caractère de la religion, ne fût pas encore ressuscité de ses ruines». Les Papes, forts de leurs certitudes d'éternité, mettent parfois plus de temps que le reste des hommes pour tisser le suaire du passé. Mais dans ces mêmes notes de protestation, « Sa Sainteté nourrissait l'espoir que les princes qui gouvernaient l'Allemagne prêteraient tout leur concours et appui à une systémation (sic) des
1. Mémoires de Metternich, III, p. 1-5. On voit Metternich, par exemple, se féliciter auprès de l'empereur, le 5 avril 1816, d'avoir jusqu'à ce jour parfaitement réussi à empêcher la conclusion de tout concordat particulier entre le Wurtemberg et le Saint-Siège.
2. «< Cet article, tel qu'il est conçu, est difficile à comprendre, et éveillerait présentement maintes susceptibilités si l'on voulait entrer dans des stipulations plus précises. » Ainsi s'exprime, au sujet du rejet de l'article 15,1e protocole du Congrès (Kiûber, Akten des Wiener Congresses^YL, p. 535. — Cf. Kiûber, Uebersicht, III, p. 447).
3. Le biographe Beck, jaloux du moins de prouver que le rôle de àon héros Wessenberg au Congrès de Vienne ne fut pas inefficace, explique que c'est Wessenberg qui fit insérer dans l'article 16 une clause d'après laquelle la différence des confessions religieuses ne devait, désormais, servir de prétexte à aucune inégalité dans la jouissance des droits civils et politiques. AVessenberg, aussi, travailla, mais sans succès, pour que l'obligation imposée aux princes dassurer à leurs sujets une représentation des diverses classes (Landstândische Verfassung) fût proclamée d'une façon plus expresse que ne le faisait l'article 13 (Beck, op. cit., p. 83-86).
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affaires ecclésiastiques de cette nation illustre, conforme aux lois de l'Eglise ». Ainsi la protestation môme du Pape enregistrait une victoire : ridée de primatie, qui eût risqué d'unifier TAllemagne catholique contre Rome, avait tout au moins subi un recul; et c'est dans une période de concordats que, sous le regard boudeur de Wessenberg, Rome et les princes allaient entrer. Consalvi, au Congrès de Vienne, avait toujours évité d'employer cette expression : « l'Eglise catholique d'Allemagne»; c'est du pluriel qu'il usait : il parlait des « Eglises catholiques de l'Allemagne^». A l'issue du Congrès, il semblait que le pluriel l'eût emporté sur le singulier ; et l'on pouvait pressentir que Rome aurait bientôt à négocier avec les divers Etats au sujet de leurs Eglises respectives.
1. Voir dans Kltibcr, Âkten des Wiener Congresnes, IV, p. 325 et suiv., la protestation de Consalvi, du 14 juin 1815, contre les décisions qui enlevaient définitivement au Saint-Siège, sans indemnité, le Comtat- Venaissin et les territoires de la rive gauche du Pô; — IV, p. 319 et suiv., la note de Consalvi, explicative de cette protestation; — VI, p. 441-44t>, la protestation de Consalvi, du 14 juin 1815, relativement à l'Eglise d'Allemagne et au Saint-Empire; — VI, p. 437-441, la note de Consalvi, explicative de cette protestation. Nos citations sont empruntées à cette dernière note. — Lire aussi, dans Klûbcr, op. cit., IV, p. 312 et suiv., le discours de Pie VII au consistoire du 4 septembre 1815: il y énmnère les démarches qu'il a faites pour l'Eglise d'Allemagne, et exprime son espoir en un congrès nouveau, qui s'occupera exclusivement des choses allemandes. — Consalvi, dans l'une de ces notes (IV, p. 324-325), rappelle formellement l'exemple de Fabio Chigi, qui protesta au nom du Saint- Siège contre les traités de Westphalie. Kliiber, l/ebersicht der diplomatischen Verhandlungen des Wiener Conyresses, III, p. 484-503, compare, en des pages fort intéressantes, les protestations du Saint-Siège contre le Congrès de Westphalie et contre le Congrès de Vienne.
2. La remarque est de K-lùber, Akten des Wiener Conrjresse.^, VI, p. 4?î\ note.