Brûck, I, p. 39i
3. Brûck, I, p. 350-351. — Ringseis, Erinncrungen, I, p. 132-134. — Aichinger, Johann Michael Sailet% p. 350. (Friboui'g, Herder, 1865.) — Fingerlos avait été noniiné à Landshut, en 1803, sur la recommandation du philosophe Jacob Salât, qui professait lui-même que le catholicisme et le protestantisme n'étaient que deux aspects d'une même Eglise, et de l'enseignement duquel on pourra prendre une idée complète dans Werner, Geschichte der Katholiscfien Théologie, 2'"« édit., p. 319-325.
4. Brûck, I, p. 338-346 et 353. — Sur la disette des prêtres, cf. une lettre de Sailer, de l'année 1816, évaluant à plus de soixante-dix le nombre des postes de chapelains vacants dans le diocèse de Freising (Gœrres, Gesammelte Briefe, U, p, 493). Munich, Litevarisch-Artistische Anstalt, 1874).
s'abstenait autant que possible de prêcher la religion ^ L'apostolat catholique s'assoupissait : le jeune Ringseis, venu en France en 1815, observait que le commun des Français, malgré le mutisme des chaires durant la Révolution, était plus instruit que beaucoup de catholiques allemands^.
Le prêtre, écrira plus tard Staudenmaier, avait perdu l'Évaugile, et son œil aveuglé ne pouvait pas le retrouver... L'année ecclésiastique était, en fait, disparue : on fêtait Noël, mais nul Sauveur n'était né ; on fêtait la Pentecôte, mais le Saint-Esprit restait absent. De la chaire descendaient encore des paroles, mais ce n'étaient pas des paroles de vie. Le prêtre était devenu un apôtre de connaissances utiles; les textes traitaient, même, de la culture des pommes de terre, des arbres, des prairies, de Talcool de vin. Les gens quittaient l'église, remplis d'histoires qui mettaient en garde contre l'ivrognerie, qui enseignaient comment des hommes apparemment morts avaient été rendus à la vie, qui racontaient comment ce qu'on avait pris pour des fantômes n'étaient que des langes étalés au clair de lune, fraîchement lavés et oubliés par une bonne ; mais ils étaient vides de ce dont ils avaient besoin pour la vie vertueuse et chrétienne, vides de ce qui mène au ciel. Les prêtres portaient sur eux la plus grande responsabilité de l'incroyance et du malaise de l'époque, parce qu'ils éteignaient la vraie lumière et que le sel de la terre, consciemment, volontairement, était devenu fade 3.
Si les catéchistes, si les orateurs sacrés, si les théologiens, croyaient rendre service au catholicisme en le diminuant au lieu de le définir, en le
i. Cf. Haringer, Vie du Bienheureux Uofbauer^ Irad. franc, p. 193: à Vienne, à l'époque du premier Empire, si l'on excepte le P. Hofbauer, les deux professeurs Zangerlé, Ziegler, et plus tard Zacharias Werner, personne n'osait plus faire mention de la religion catholique en chaire