‹ L'Allemagne religieuse (volume 3)Chapitre 85 sur 215 · Anne-Paule-Dominique de NoailleSy p · texte numérisé non relu

Anne-Paule-Dominique de NoailleSy p

6. Asseline, Œuvres c/ioisies, publiées par l'abbé Prémorel, VI, p. 127-128 et 133-370. (Paris, Potey, 1823).

qu'elle fût décisive, soit qu'une surabondance de la «foi du cœur» la rendît superflue, Stolberg t^crivait le 16 mai 1800 : « Dieu m'a fait miséricorde, à moi et à Sophie, et il fera miséricorde à mes enfants. 11 a regardé avec une complaisance indulgente le désir de connaître la vérité, désir que lui-môme avait fait naître^» Au jour de la Pentecôte, Stolberg s'agenouillait devant Overberg, dans la chapelle de la princesse Gallitzin, et récitait avec sa femme le Crerfo de l'Eglise romaine-.

L'émoi produit fut immense. Goethe marqua beaucoup d'âpreté, mais point de surprise; il avait, peu de temps auparavant, qualifié d'abominable et de monstrueuse, parce que trop imprégnée de christianisme, la préface qu'avait mise Stolberg en tète de sa traduction de Platon * : transfuge du paganisme, le comte de Stolberg était peut-ôtre logique en se faisant catholique ; Gœthe ne s'étonnait point. Le philosophe Jacobi fut moins résigné, et mit deux ans à se consoler : qu'un personnage sur qui l'Allemagne pensante avait les yeux s'encombrât désormais d'un ro-

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