‹ L'Allemagne religieuseChapitre 18 sur 37 · XXIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXIV PRÉFACE

Jésus, à ridée même de foi, à la notion même de Dieu,

Voilà comment l'Etat sauve l'Eglise d'incohérence.

Et voici, d'autre part, comment il est une gêne pour la vitalité du christianisme dans PEglise.

L'Empire, à l'heure présente, après avoir posé les fondements d'une législation sociale avec laquelle aucun autre pays d'Europe ne pouvait rivaliser, a subitement pris les allures d'un gouvernement de réaction; après avoir jeté l'Eglise réformée dans la mêlée des intérêts économiques, il l'a ramenée brusquement en arrière, rangeant les idées « chrétiennes-sociales » dans la catégorie des absurdités. De son côté, la théologie « moderne », dont les pouvoirs publics toléraient ou secondaient l'ascension, inclinait à encourager le mouvement « chrétiensocial ». Subversive du mystère de la Rédemption, elle vantait volontiers, dans son christianisme à elle, sevré de toute attache métaphysique, allégé de tout bagage théologique, une doctrine morale a rédemptrice » de l'humanité souffrante,

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