CHAPITRE m
l'évolution du protestantisme contemporain :
les faits
Répercussion des différends théologiques dans la vie Page», môme de l'Eglise 123-12»
[. — Polémiques entre les diverses opinions religieuses à l'occasion des élections des conseils des communautés. — Le pasteur initié à la théologie libérale ou moderne, contraint par ses fonctions de prêcher et de célébrer les grands faits du dogme, est condamné à l'équivoque : témoignages historiques sur l'emploi de ce procédé dans l'Eglise évangélique. Une leçon d'équivoque à propos de l'article du symbole : « Conçu du Saint-Esprit, né de la vierge Marie » ; une lettre pastorale des surintendants de Hesse-Gassel critique ce» artifices de prédication. — Méfiance des fidèles et âpreté hostile des maîtres d'école, qui, chargés d'être les auxiliaires des pasteurs, les accusent de duplicité. 125-13ft l. — Les divergences théologiques s'accusent dans les questions de liturgie. — Réserves de la théologie « incroyante » au sujet de l'emploi liturgique du symbole : M. Harnack et son école reprochent au symbole d'être, tout à la fois, trop surchargé (l'Ascension, la virginité de Marie seraient des additions parasites), et trop indigent (la personnalité de Jésus et le salut par la foi n'y sont point en un relief suffisant). — En outre, on critique spécialement l'introduction du symbole dans les cérémonies du baptême, de la confirmation et de l'ordination. — « Restrictions mentales » et « mensonges jésuitiques » qu'auraient commis certains pasteurs libéraux dans l'emploi du symbole 136-143
f. — Les affaires Schrempf, Lisco et Stendel : ces pastteurs, déclarant ouvertement qu'ils refusent l'emploi du symbole, sont évincés des cadres officiels par les •sonsistoires. — Leurs constatations personnelles à la <îuite de leurs procès : !• On a refusé de leur intenter lan procès pour erreur doctrinale ; 2" On les a condam-
f~ es moins à cause de leur indocilité disciplinaire ellelême que pour s'être targués de cette indocilité ; 3* On
n'a pas obtenu du Consistoire une réponse à cette Pagei, question : « M. Schrempf, avec de telles opinions, reste-t-il encore membre de l'Eglise? » — Indulgence motoire des consistoires envers certains pasteurs non moins « libéraux », mais plus discrets. — Embarras perpétuel des autorités de l'Eglise; équivoques et gaucheries où elles sont réduites par la nécessité de maintenir, tout ensemble, le principe de libre examen et les cadres d'une Eglise 143-151