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IV. — La question du symbole dans l'Eglise de Prusse

— Commencement des travaux pour la revision de VAgende {mais 1892). — Premières polémiques entre croyants et incroyants au sujet de la place et de la valeur qui doivent être attribuées au symbole dans la liturgie, spécialement dans le rituel de l'ordination.

— Consultation de M. Harnack, hostile au symbole {18 août 1892). — Protestation de l'orthodoxie contre l'intervention de M. Harnack (20 septembre 1892). — Riposte des théologiens « modernes » réunis à Eisenach (4 octobre 1892). — Intervention de l'empereur Guillaume II, par son discours de Witenberg en faveur de la divinité du Christ (31 octobre 1892). — Circulaire du conseil suprême de l'église prussienne (25 novembre 1892;. — Les polémiques continuent ; les orthodoxes demandent si la critique historique doit être érigée en maîtresse du symbole ; leurs adversaires proclament que la victoire de l'orthodoxie serait la mort de l'Eglise. — Efforts des orthodoxes pour que la commission de ïAgende ne laisse aux « incroyants » aucune échappatoire. — Oscillations de la commission. Ses décisions ; leur approbation par le Synode général (novembre 1894). — Malgré la satisfaction qu'elles donnent aux orthodoxes, les théologiens des nouvelles écoles gardent leur liberté d'opinion et se réjouissent

de demeurer les maîtres des Universités 152 164

V. — La question des professeurs ; hégémonie des écoles incroyantes dans les Universités : il en résulte un conflit latent entre les professeurs, qui se réclament de la liberté de la science, et les consistoires, qui voudraient que la théologie inculquée aux jeunes pasteurs les mît en mesure de bien servir l'Eglise. — Episodes de ce conait ; 1° Lettre des surintendants de Hesse- Cassel contre deux professeurs de Marbourg (1893) ; 2» Soulèvement du protestantisme orthodoxe de la Prusse rhénane contre les cours de vacances pro-

fessés en octobre 1894 par deux professeurs de Bonn; Pages, le conseil supérieur évangélique refuse de sévir contre ces professeurs. — Inquiétudes des orthodoxes ; mesures de défensive qu'ils projettent ; leurs appels à l'Etat. — Malencontreux effets des concessions consenties aux orthodoxes par l'Etat; railleries contre

les Strafprofessoren (mars 1896) 164-178

Conclusion : Il y a dans l'Eglise évangélique, de l'aveu commun des croyants et des incroyants, une double vérité ; la Réforme, qui devait être la plus démocratique des communions religieuses, a dû, en vertu même du principe de la liberté d'examen, laisser se creuser un fossé entre l'aristocratie intellectuelle, qui enseigne dans les universités, et la masse des fidèles ; les pasteurs, élèves de cette aristocratie, maîtres de cette masse, ont la conscience tiraillée ; et, pour combler ce fossé, pour décider entre ces deux vérités, nulle autorité n'apparaît comme qualifiée, si ce n'est peut-être l'empereur 178-182

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