Deu/sfhe Jievue, 1U()3, I, p
Ô. Deutsche Jk' eue, l'J(l3, I, p. 138-13!).
ne se montrât point dans les villes, et qu'il n'acceptât surtout aucun concert nocturne : car on pourrait, à la faveur des ténèbres, crier sous ses fenêtres : Vive Cle^ment-Auguste ^ !
Orphelins de leur métropolitain, les catholiques de la Prusse rhénane et de la Westphalie accusaient de leur malheur l'Etat prussien lui-même. Une brochure circulait dans les campagnes, sorte d'édition populaire du fameux Livre Rouge, publié naguère à Augsbourg contre la politique religieuse du (iouvernement de Berlin. Cette brochure s'intitulait : Enire tiens de quelques paf/sans des provinces rhénanes sur la jjersêciition contre les catholiques'-. En un style familier, volontiers trivial, toutes les mesures dcmt l'Eglise avait à se plaindre étaient exposées au peuple : les dialogues succédaient aux dialogues pour montrer les néophytes catholiques persécutés, les livres catholiques traqués, le Gouvernement s'ingérant dans les sacristies, les communications avec Rome interceptées, le service militaire utilisé pour la propagande protestante, la Réforme s'infiltrant avec les fonctionnaires prussiens, puis s'imposant à la faveur des mariages mixtes, les gymnases protestants se multipliant. De cà de là, les bons villagois, quelques minutes durant, cessaient de parler religion; mais c'était pour observer que la Prusse ne tenait pas la promesse qu'elle avait faite de publier tous les trois ans le compte