‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 104 sur 236 · nculsche Itevue, 1903, I, p. 32G · texte numérisé non relu

nculsche Itevue, 1903, I, p. 32G

~. Le Livre Uoiii/e, ou entretiens de quelques paysans des provinces rhénanes sur les persécutions contre les catholiques', traduit de lallemaiid par le docteur |J.-II., de Strasbourf? (Paris, librairie de la Société de 1 •'ns.'iirrHMMt'ut catholique).

rendu de l'emploi des impôts •, ou bien c'était pour se remémorer, avec un accent mélancolique, le temps des Français, « alors que marchait le commerce, alors qu'en établissant les tarifs de douane on songeait au laboureur o ». La conclusion se tirait à mesure que se vidaient les chopes, et la conclusion, c'est que « les catholiques étaient indignement déçus par les Prussiens ^^ ». Alors le maître d'école, philosophe de cette petite société rurale, disait un dernier mot, gros de menaces sous son apparence épisodique : « Le peuple, énonçait-il, ne se laisse pas aujourd'hui mener comme on veut. 11 faut que les gouvernements commencent à respecter la justice, à ne voir dans un citoyen qu'un citoyen et non pas le partisan de telle ou telle religion; ce qui est juste pour l'un, doit l'être aussi pour l'autre... Il y eut un temps, en Belgique, où presque toutes les suppliques au roi Guillaume commençaient par ces paroles : Ayant l'honneur d'être de la religion de Votre Majesté. On sait ce qu'il en est résulté, et l'on veut que le peuple ne voie pas cela; et cependant le peuple a de bons yeux, de plus clairvoyants qu'on ne le croit '^ »

Ainsi s'achevait le petit livre qui formait, e» l'année 1838, la conscience civique des paysani rhénans. Le roi de Prusse était averti : non plus sur le Rhin que jadis sur l'Escaut, les catholiques ne voulaient « avoir l'honneur d'être de la religion de Sa Majesté ».

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