‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 115 sur 236 · Briick, II, p · texte numérisé non relu

Briick, II, p

3. Lecanuet, Montalcmlicrt, II, j). 30. — Cf. Moiilal(Malif'i1, /^<''> intvrêla catholiques : « Clément-Auguste ébranle, dnii l)Out de l'Allemagne à Tautre, la libre sacerdotale. A i>artir de ce moment, tout change de face ; IP^glise d'Allemagne est sauvée. A l'autre extrémité de la monarchie prussienne, l'archevêque polonais de Posen, émule de son frère de Cologne, devient, comme lui, confesseur et priscmnier pour la foi. Un homme de gémie, Gœrres. reconnaît et signale le nouvel Athanase : le rugissement de ci' vieux lion ne demeure pas sans écho. » (Montalembert. Œuvres. V. ji. \C>.'<

nie, unanime en sa résistance, multipliait les démarches auprès du roi, pour obtenir la liberté de l'archevêque ; il ordonnait dans les églises un deuil permanent ; et, malgré les sommations royales, il aimait mieux payer amendes sur amendes que de rétablir les pompes du culte.

L'orgue était devenu sans voix, et se refusait à célébrer Dieu tant que l'archevêque serait captif. Une province restait, oii l'édit royal sur les mariages mixtes était docilement exécuté : c'était laSilésie^. De ce côté, le roi de Prusse était tranquille ; le prince-évêque Sedlnitzky, le doyen du chapitre Montmarin, agissaient en bons serviteurs; et lorsqu'en mars 1838 le chanoine Foerster souleva devant le conseil épiscopal de Breslau la question des mariages mixtes, on reconduisit comme un gêneur-. Mais alors, les simples prêtres élevèrent la voix : redisant à Sedlnitzky les volontés romaines, ils lui signifièrent qu'elles devaient être exécutées. « Le temps est venu, écrivaient les prêtres d'un doyenné, de nous réveiller d'un long et profond sommeil ; l'acte de Cologne est la transition vers de plus grands assauts de l'arbitraire et de la violence souveraine dans le domaine de la foi et du droit ecclésiastique ^ ». A court d'arguments et (le patience, l'évêque dénonçait à l'Etat, pour les faire punir, les ecclésiastiques les plus

1 L'ouvrage capital sur la question est celui d'Adolf Franz: /fie (jemifschtm Ehen in Schleaim (Breslau, Aderholz, 1878).

Page 1