‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 117 sur 236 · Franz, op. cit., p · texte numérisé non relu

Franz, op. cit., p

'2. Franz, op. cit., p. 82-94.

3. Il avait i'Xr fait chanoine de Hroslau on 1798, h làgn dp douze an : ce détail seul nous montre en Sedlnitzky un homme dune autre époque \S(;lli.<ilfHO(p'apliie d,;s Graf'cn LcopoUi Sedlnitzky t'on Choltits, p. 5. Berlin, Hertz, 187'2). Il raconte, en ses souvenirs, (ju'il avait étudié la philosophie so)is la direction dun ancien prêtre catholi(iue devenu protestant, et qu'il inclinait, tout jeune, à une sorte de panthéisme naturaliste (Spllj.sil,iut/rnphii-, j). K» et 29). Voir, sur ce personurge, Franz, op. cit.,

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s'étaient comme cristallisées; la philosophie (( éclairée », partout morte, avait trouve en lui une sorte de représentant posthume, tout prêt à sacrifier, Tun après l'autre, les usages liturgiques et disciplinaires; il apparaissait, à cette heure où l'Eglise allemande était grosse d'avenir, comme incurablement enchaîné par le passé; et parce qu'il n'était pas avec son temps, il cessait d'être avec son Eglise. Vingt-deux ans durant, l'infortuné démissionnaire supporta que sa conscience fût une épave; et puis il la fixa dans le protestanitisme, en 1863', et mourut en 1871, en laissant sa fortune à des œuvres d'éducation protestante. Ainsi finira l'un des derniers prélats de cour, qu'ait connus la nation allemande : la Réforme accueillera par charité, mais non pour s'en faire honneur, ce survivant attardé des clergés d'ancien régime.

Deux archevêques exaltés par l'etTet de leur attachement à Rome ; un chapitre archiépiscopal disqualihé et un princc-éveque déclassé par l'etfet de leur attachement à l'Etat : tel était le spectacle qu'offrait l'Eglise de Prusse. Les Feuilles historicopolitiques^ de Munich, commentaient à l'Allcîmagne ce spectacle : Droste-Vischering y était

1. \it\v Si'Jhsifjiof/raphic, p. I47-1.">2, le rapport Ju conseiller ooiisi.slorial Slahii, en 1871, sur le changement de religion de Scdlnitzky, qui en avait lui-uiènie, en 1803, informé révùque de Breslau.

glorifié, Sedlnitzky piétiné. Elles faisaient école er Bavière. Un protestant converti, Zander^, ouvrai dans un journal de Wurzbourg, qu'il dirigeait une tribune pour les doléances des Rhénans ; e le jeune Auguste Reichensperger, tout fonctionnaire prussien qu'il fut, expédiait une prose audacieuse à cette accueillante gazette 2. La presse dee Wittelsbach devenait persécutrice des Hohenzollern : la bureaucratie prussienne proscrivait lee Feuilles Aç^. son territoire \ et rêvait d'attirer Zander dans quelque guet-apens ; mais à la dérobée, pai la porte du Palatinat, à la faveur des flots impartiaux du Rhin, l'on parvenait à jeter en Prusse rhénane des ballots de prose bavaroise, encourageants pour l'Eglise rhénane et provocants pour l'Etat prussien.

Tous les ennemis de la Prusse s'apprêtaient à exploiter contre elle Timpression désastreuse que produisaient les affaires rhénanes. Les vieux luthériens, aux dépens desquels s'était faite l'unification ofhcielle du protestantisme prussien, et qui ne pardonnaient pas à Frédéric-Guillaume 111 ses dragonnades, recommençaient de s'agiter : ils tombaient d'accord avec^les catholiques pour flétrir, au nom du droit des consciences, le Gouver-

1. Sur Kriu'st Zandor (180:M892), voir RosiMithal. KonvvrtilcnhUdcr, I,

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