‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 118 sur 236 · Pastnr, Atajust Jleir/ii'H.siJC)-i/er, I, p · texte numérisé non relu

Pastnr, Atajust Jleir/ii'H.siJC)-i/er, I, p

3. La Prusse lit rloiuauder à la Bavière, en 18'il, que, durant les néf^onations avec le Saint-Sièpe pour le règlement de laffaire de Munich, les /'ra<//fs lustorico-poliiiqurH f,'ardassent le silence (Gœrres, Gcsammdle IS^'ly ^' ''■ '^'*'^^' '~ " ^■''''^ l-'ptdUes historico-politiqucs, écrivait Jarcke à Dœlhupn- eu 18't2, sont, je le dis avec joie et fierté, une des digues les jdus imi.ortantes contre les jjlans d'invasion du piétisme prussien. » (bnedrich, I,,naz ron DrfHim/cr. H, p. 8.) — Cf. dans Perthes. Friedrich I erthrs Lvhrn, UI, j). 470-47!), l'impression des correspondants méridionaux d.- Pertiu-s au sujet de 1;, pnldieation des FcuiUrs.

nement de Berlin. L'historien Boehmer, qui savait de quelle tolérance Louis V^ couvrait les vieux luthériens dans son Université d'Erlangen S songeait aux Feuilles de Munich pour les défendre-: la Table Ronde était l'arsenal où l'on forgeait des armes contre Berlin. L'Allemagne du Midi, suivant les termes de Saint-René Taillandier, devenait « le foyer d'une sainte Ligue que Gœrres devait armer contre les impiétés de la Prusse-^ »; les déchirements religieux dont le roi de Prusse était responsable aggravaient les divisions de l'Allemagne; la Bavière semblait traversée par les mêmes souffles qui l'agitaient jadis au temps de la guerre de Trente Ans; au lieu de Tilly, l'homme d'épée, c'était Gœrres, l'homme de plume; et il semblait que Goethe eût vu clair lorsqu'il avait pressenti qu'Arndt et Gœrres, ces deux patriotes, soldats l'un de la Réforme et l'autre de l'Eglise, risquaient fort de rendre l'Allemagne du Nord et l'Allemagne du Sud de plus en plus étrangères l'une à l'autre'*. Car l'xVllemagne protestante commençait de riposter à la Bavière catholique; l'historien Sugenheim, de Giessen, publiait un écrit violent contre le catholicisme du Gouvernement

1. Sur l'attitude de Louis I" à regard de la vieille foi luthérienne à Erlangen. voir Rinpseis, Erinnei-unfjen, II, p. '22:». Cf. sur la tolérance de Louis I", Sepp, Ludwif/ Auijuslus Kôni(/ von Bayern, p. 371-376: c'est sous son règne que, pour la première fois, un protestant devint ministre en Bavière; et il contribua à la construction de 21 églises protestantes.

2. Sur les svmpathies de Bœhmer à l'endroit des vieux luthériens, et sa démarche auprès des Feuilles de Munich, voir Janssen, liôlmerS Lrhm U7nl Briefe, II, p. 258-203.

3. Saint-René Taillandier, Eludes sur la révolution en Allemat^ni; I, p. 144; il appelle Munich (p. 148) « le poste le plus avancé de la politique ultramontaine ». Radowitz, prussien et catholique, soutï'rait du «manque de mesure » de Gœrres. (Hassel, /o«py)/i Maria cou Ihulowitz, I. p. 59.)

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