Ringseis, Erinnerungen, I, p
bavarois', et le Conversations-Lexlkon distillait ù Tadresse de la Bavière des critiques qui provoquaient la colère deGœrres~. L'Allemagne se divisait contre elle-même, avec âpreté.
C'est sur ces entrefaites que Frédéric-Guillaume IV devint roi.
Le rôve d'uniformité confessionnelle où Frédéric-Guillaume 111 s'était complu avait abouti à la guerre religieuse ; Frédéric-Guillaume IV, tout au contraire, comprenait que le rétablissement de la paix religieuse devait être le premier acte d'une politique nationale; il était trop soucieux des destinées de l'Allemagne pour ajourner cet acte. L'intérêt même de la Prusse l'exigeait impérieusement. Il y avait une domination prussienne, il n'y avait pas encore une nation prussienne. Parmi les sujets que le Congrès de Vienne avait attribués à la Prusse, les Westphaliens étaient peut-être les plus enclins à donner leurs cœurs à leur nouveau maître-^; mais leur ferveur catholique les indisposait contre les vexations religieuses. Attachés à leurs usages provinciaux, à leur législation, à leur
1. Reiffenberg, op. cit., p. 207. Sur Samuel Sugenheim (1811-1877). et sur la leiMlancc constante de ses publications historiques, dirigées contre !' '< ultraniontanisnie » bavarois et autrichien, voir l'article de Jung dans V Alhieme.inc deulschc /tior/raphie.