‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 122 sur 236 · Karl Mœller, op. cit., I, p. r · texte numérisé non relu

Karl Mœller, op. cit., I, p. r

0. Karl Mœller, op. cit.. H, p. 109. — Hiisgen mourut, d'ailleurs, le 23 avril 1841 (Karl Mœller. op. cit., II, p. 134-13.'»).

en stipulant le 1" janvier 1841 qu'à l'avenir, entre le Saint-Siège et les évêques, les communications seraient libres, modifia l'atmosphère romaine ^ La tâche qui s'olVrait au comte de Bruhl n'avait désormais rien d'ingrat. C'est de Frédéric- Guillaume III que Laurent s'était plaint etcontinuait de se plaindre ; c'est avec Frédéric-Guillaume IV que Grégoire XVI s'essayait à causer et allait accepter de traiter.

II semble que souvent, dans l'histoire, les papes aient une indulgence d'élite pour les résipiscences, môme à peine ébauchées, et pour les avances, môme seulement esquissées, des puissances hérétiques ou schismatiques; et c'est un rôle relativement aisé, de représenter, auprès du Père commun des fidèles et des infidèles, l'une de ces nations auxquelles il appliquerait si volontiers la parabole de l'enfant prodigue. La Prusse, en quelques semaines, reconquit la confiance de Grégoire XVI. Recevant à cette date Guido Gœrres, le Pape s'amusa de Bunsen, qui, après avoir voulu marier catholiques et protestants, s'essayait à un autre mariage mixte entre rp]glise anglaise et l'Eglise prussienne ; et puis, faisant trôve aux plaisanteries, il laissa voir qu'il était aussi satisfait du roi de Prusse que des Rhénans. Guido Ga^rres risqua quelques réserves; mais il emporta cette impression que la Prusse était rentrée en grâce . L'évoque- Laurent allait bientôt être déchargé du vicariat de Hambourg

1. Voir, au sujet de colle niei?ure. liiupiession joyeuse de Je;in liMurent lui-m(^uu» (Karl Mœller, o/j. cit.. U, p. 12!)).

2, Gœrres, Gesammcllv /irir/V. I, p. 4G7-'i()8 ; cf. I. j). U7-i")0,

pour être installé vicaire apostolique en Luxembourg ; et les affaires de Cologne s'acheminaient, plus rapidement encore, vers une solution satisfaisante.

Le coadjuteur dont Rome et Berlin firent choix était révoque de Spire, JeanGeisseP. Louis T' de Bavière, qui se plaisait alors à faire de son royaume un centre d'influence et de défense catholique, recommanda chaudement ce prêtre à son beau-frère le lïohenzollern : l'avenir prouva que c'était un choix d'élite. Geissel, dans le Palatinat, s'était distingué par sa largeur d'esprit à l'endroit des confessions évangéliques^ : Louis P'iui en savait gré, et ce témoignage lit plaisir au roi de Prusse. On n'ignorait pas, d'autre part, à la nonciature de Munich, qu'au moment de l'arrestation de l'archevêque de Cologne, un seul effort s'était dessiné pour provo(iuer une protestation collective de l'épiscopat germanique; cet effort, infructueux du reste, était dû à Tévêque Geissel, qui plus tard, en 1848, cueillera la gloire d'unifier cet épiscopat. Home avait donc l'assurance qu'en donnant comme

1. I/ouvrago cj.pitul sur Joai, f;,.iss<'l (1790-1S64) est colui du P. Pfiilf: Larduud v. Gei.ssd (Fribourfî, Hordor, WXu 2 vol.). — Frédéric-Guillauinc IV iivait d abord songé à Melchior de Diepenbrock, qui fut peu d'années après pnncc-eveque de Breslau : Radowilz tit une démarclie auprès de Diepen- J»"fk, qui refusa. (Hassel. Joseph Maria von liadoiritz. 1, p. 322.)

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