Cf. Knœpfler. op. cil., p
32 PEiNSÉE CATHOLIQUE ET PENSÉE ALLEMANDE
nier cas, le lien de l'unité devient si étroit et Tamour si ardent, qu'on risque d'étoufTer ; dans le premier cas, tout se dissout tellement et devient si froid qu'on risque de geler; un égoïsme engendre l'autre; mais ni un seul ni chacun ne doit vouloir être tout; tous seulement peuvent être tout, et l'unité de tous peut seulement former un tout. C'est la l'idée de l'Eglise catholique. »
Ce serait affaire aux théologiens de discuter, point par point, les thèses successives de ce livre; et consultant les écrits ultérieurs du même auteur, ils pourraient critiquer et même, s'ils le voulaient, réfuter Mœhler par Mœhleri. Si, par exemple, il leur semblait que la théorie de Mœhler sur la connaissance de Dieu confine au traditionalisme, la cinquième édition de la Symbolique leur montrerait que Mœhler, sans doute inquiet de l'attitude de Bautain, s'insurgea formellement, vers la fin de sa vie, contre un traditionalisme abrupt 3. S'ils estimaient que cette autre théorie, d'après laquelle la révélation serait purement accréditée par le témoignage de l'Esprit, méconnaît implicitement la valeur probante des miracles, la Symbolique encore, en son chapitre sur l'Eglise, leur olfrirait une satisfaisante rectification '*. A supposer enfin, — et l'hypothèse est plausible, — que le plaidoyer de Moehler pour la papauté leur parût
1. Sur révolution des idées théologiques de Mœhler et le constant acheminement de sa pensée vers une orthodoxie toujours plus complète, Z It n™; "'" "?. ^' P'^' P'*^"'^ "' ^^ 1^1"^ pénétrant que les articles
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