Sohinid, hc. cit., p
LES INITIATIVES THEOLOGIQLES 33
incligne de celte auguste cliente, Ma^hler encore, t(nit le premier, leur donnerait pleinement raison. Car, moins de deux ans après le livre de ï Unité, il expliquait en une belle page de son Athanase le Grand^, que « le Pape, à qui Pierre a transmis sa dignité, est le chef avec lequel tous les membres sont placés dans une union organique ; que les évêques réunis à Sardique voulurent mettre tous les mouvements des Eglises particulières en harmonie avec les siens ; qu'ils défendaient, à la voix d'Athanase, la divinité du chef invisible de l'Eglise, et qu'ils devaient, du môme élan, défendre et relever le pape Jules, chef visible de l'Eglise; et qu'ainsi tout se liait et qu'une chose devenait la condition d'une autre ». Et déjà, derrière ce commentaire de la lettre du Concile de Sardique au pape Jules, on entrevoyait d'autres idées que celles où s'était arrêté l'auteur du livre de V Unité. Un peu de temps encore, et elles prendraient figure de système. Pour le Mœhler de 1825, les apôtres et tous ceux qui, par ordination, avaient recji d'eux la puissance sacerdotale, représentaient le pouvoir doctrinal et disciplinaire : la conclusion eût été une sorte de presbytérianisme. La première édition de la Symbolique, qui est de 1832, explique que, sans le Pape, l'harmonie et l'ordre de l'Eglise sont détruits, et qu'en ce qui concerne les rapports du Pape et des évêques, le système épiscopal, qui assure l'activité propre de toutes les parties, et le système papal, qui centralise la vie, sont
1. Athanasius der (irosHf nnd die KircJic seiner Zeit,Il, p. 73-74 (Mayence, Kupferberéi:, 18'27). Louvra^e fut traduit en français par Jean Cohen (Paris, Débécuurt, 1841).