‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 15 sur 236 · II · texte numérisé non relu

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tous deuxutilesà FEglise, en se faisant en quelque sorte contrepoids. Dans la quatrième édition, qui est de 1835, le « système épiscopal, citramontain, gallican », tel qu'il fut énoncé à Constance et à Baie, n'est plus, au regard de Mœhler, qu'une « doctrine étroite, usée depuis longtemps ». Ainsi s'approchait-il, toujours plus avant, de la conception romaine de la primatie papale ; il fit à coup surplus de chemin, de 1825 à 1835, qu'il ne lui en fût resté à parcourir pour devenir un (( infaillibilisle ». 11 disait lui-même de son ancien écrit sur VUnité dans FEglise: « C'est le travail d'une jeunesse enthousiasmée, qui pensait loyalement à Tendroit de Dieu, de l'Eglise et du monde; mais il y a maintes assertions dont je ne pourrais plus me faire le représentant ^. »

Tel quel, avec ses lacunes, ses aperçus incomplets, ses ébauches fautives d'idées vraies, ce premier livre de Mœhler fut pour l'Allemagne catholique un bienfait. La chaleur en était belle, Taccent conquérant. L'Esprit d amour, l'Eglise d'amour, étaient révélés, non par une pensée dogmatisante, mais par uneànie vivante; la cueillette intérieure de la foi par les âmes saintes et unies, dans ce jardin qu'était LEglise, avait quelque chose de fascinateur, et invitait à l'accès du jardin. Il en était de ce livre comme, d'après Mœhler, du christianisme lui-même : ce n'était pas un développement abstrait, mais une apologétique vécue. \ De là, le charme pénétrant qu'il exerça, et que le temps n'a point amoindri^. Staudenmaier raconte

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