‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 142 sur 236 · Pfûlf, Cardinal von Geissel, I, p · texte numérisé non relu

Pfûlf, Cardinal von Geissel, I, p

2. Kirche und Staat nach Ablauf der Kôlner Irnnu/ (Weissenburg, Meyer, 1842). — Ce petit livre eut des enthousiastes; «c'est une Ilias in nuce, il vaut toute une bibliothèque», écrivait à Gœrres le Tyrolien Giovanelli (Gœrres, Gesammeltc Briefe, HI. p. .^8!)). — Comparer le mot de Ketteier : « Si notre roi voulait lire complètement un pareil livre! » (Raich, Briefe von und an Ketteier. p. 116.)

Prusse, jadis, pour dessiner d'une façon durable la carte de ses diocèses, avait accepté, voire môme demandé, que cette question fût l'objet de pourparlers avec Rome ; mais, la carte nne fois tracée, elle avait montré, par ses procédés et ses maximes, que c'était là le seul acte bilatéral auquel de sa part l'Eglise romaine se dût attendre. Or, dans les années qui suivent 1841, c'est d'une façon bilatérale, c'est par des arrangements entre les évoques de Prusse et le ministère prussien, que se tranchent les difficultés. Berlin propose, ou bien accepte, ou bien refuse ; mais Berlin cesse d'imposer. On voit Geissel, dès son installation, traiter avec le Gouvernement une série d'affaires : les nominations à faire pour son chapitre, l'éviction des professeurs hermésiens de la faculté de théologie catholique de Bonn, sont des questions aiguës et litigieuses, mais qui se dénouent pacifiquement ^ Les évêques, sans doute, n'obtiennent pas tout ce qu'ils veulent et n'abandonnent pas de bon cœur tout ce qu'ils concèdent"^; et Geissel, tout le premier, se plaint que les ecclésiastiques qu'il souhaite de voir appelés à la faculté de théo-

1. Pfiilf, Cardinal, von Geissel, I, p. 496 et suiv. — La Faculté de Bonn, à la suite de la réaction catholique contre Ihermésianisme, était tombée en décadence : Geissel, en 1842. écrivait au ministre Eichhorn que vingt jeunes Rhénans étudiaient la théologie à Munich, pour uavoir rien de commun avec les hermésiens (Pfùlf, Cardinal von Geissel, J, j). 209). — (Jeissel, au cours de ces négociations, sabstint toujours dune conûance aveugle, et connut certaines heures d'une réelle anxiété ; par exemple, lorsque en 1844. ayant reçu la visite de Bunsen, il craignit que celui-ci ne devint ministre des Cultes et qu'on ne rèvàt désormais, à Berlin, d'un califat protestant, ou d'un césaropapisme nouveau, ou d'un « micmac d'églises. .. (Pfiilf, op. cit., I, p. 325-326.)

2. La preuve en est dans le conflit qui s'éleva, en 1846, entre la Prusse et l'archevêché de Posen, au sujet de la nomination d'un régent du sém naire. et qui dura deux ans (Brûck, II. p. 440).

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logie de Bonn soient tous éconduits par ie Gouvernement, que ni les Franciscains ni les Dames du Sacré-Cœur n'aient accès dans son archidiocèse *, et que la censure aiïecte une rigueur spéciale à l'endroit des écrits catholiques -. Mais la Prusse, du moins, a décidément mis en vigueur d'autres maximes de droit ecclésiastique; et pour l'Eglise c'est là l'essentiel. Dans la gérance de l'Eglise catholique, telle que la concevait et la pratiquait Frédéric-Guillaume lll, il y avait quelque chose d'essentiellement contraire à la constitution ecclésiastique, d'essentiellement incompatihle avec les droits de la monarchie pontificale : les premiers actes de Frédéric-Guillaume IV, quelque mal servi, ou même quelque desservi qu'il fût par sa bureaucratie S ont mis un terme à cette politique d'affronts. La Prusse, à la veille du nouveau règne, s'amusait à négocier avec les Etats protestants du Sud pour créer une sorte de confédéra-

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