Plïilf, o;.. c/7., L p
2. Pfulf, op. cit.. I, \). 335. — La censure, en 1847, refusa de laiss.er iiniirimer intégralement à Cologne le discours de l'ancien nonce Altieri, prononcé à Rome en 1846, sur l'état religieux de l'Allemagne (Pfûlf, op. cit., I, p. 502).
3. « Le Roi est un noble prince, qui veut loyalement le bien de ses sujets catholiques, écrivait, en 1845, Geissel à Dicpenbrock ; il veut la prospérité de leur Eglise ; il ne i)oursuit rien qui la gêne et l'enchaîne. » (Pfûlf, op. cit., I, p. 409.) — Mais (ieissel se plaignait des bureaux : « La bureaucratie en Prusse, écrivait-il cà Louis I", n'a itas oul)lié ses vieilles traditions anticatholiques, et un roi de Prusse n'est pas assez puissant pour maîtriser cette bureaucratie » ; et qu'en effet Frédéric-Guillaume IV fût le premier, parfois, à confesser son imi)uissance vis-à-vis de ses bureaux, c'est ce dont témoigne son confident (ierlach (Pfiilf, op. cit., 1, p. 354). — Cf. une lettre de Geissel à Abel (Pfulf, op. cit., l, p. 335j. — Le peintre Cornélius expliquait à Rome à Dœllinger qu'il avait tenu pour exagérées les couleurs sous lesquelles Gœrres, dans son Atha- 7uisius, avait représenté le protestantisme prussien, mais qu'à Berlin il s'était convaincu que tout était vrai, et que le Roi était i)aralysé (Friedrich, Irpiaz von Dœllinqer, HT, p. 191)-
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tion germanique contre l'ultramontanisme ; avec Frédéric-Guillaume IV, ces menaces commençaient de sommeiller, et les propositions du roi de Wurtemberg, qui rêvait de faire de Berlin la capitale d'un corpus evangelicort(m^ demeuraient sans écho ^.
L'on publiait à Paris, en 1842, un livre intitulé: De la Prvsse et de sa doinination sous les rapports politique et religieux, spécialernent dans les nouvelles provinces, par un inconnu'^. Le vicomte de Failly, qui en était Fauteur, avait eu de longues conversations avec Auguste Reichensperger et quelques autres notabilités catholiques; et son œuvre était un écho, très instruit, des récriminations rhénanes contre le dernier règne. Mais il se hâtait d'ajouter, quelle que fût sa malveillance pour la Prusse :
La partie religieuse de ce livre peut, dès à présent, être considérée comme presque uniquement historique, non parce que les dispositions légales, vexatoirement portées par le régime précédent, ont entièrement disparu, tant s'en faut, je ne crois même pas qu'elles soient abrogées, mais parce qu'on les laissera dormir, parce que, dans la pratique, elles ne se produiront plus avec la même rigueur, parce qu'enfin les actes de persécution cesseront tout à fait 3.
1. Friedlxirg, Die (rrundlat/en der Preussischen Kirchcnpnlitik nnlcr J-rledrich WiLhclm IV, p. 27 et 52. I.e roi de Wurtemberg voulait (lu'il y eût (Mitente entre les divers Etats du Corpus evanrielicorum pour que If prêtre déposé dans un Etat fût exclu de tous les autres, et pour (lue ( '■ Corpus eût à Rome un agent.
2. Sur lidentité de lauteur de ce livre, qui fut tour à tour attribué à Cazalès, au futur évèque Laurent, à Montalembert, et le succès qu il eut en Allemagne, voir Pastor, Auf/ust Reichemperrjer, I, p. TH-NJ. L'érudit Bœhmer disait que l'auteur pénétrait le for intime du précédent poi de Prusse et de la bureaucratie, comme Tacite l'àme de Tibère. Le livre fut défendu en Prusse.