‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 166 sur 236 · Kanipe, op. cit., H, p · texte numérisé non relu

Kanipe, op. cit., H, p

2. Sur cette agitation des Lichlfreunde, voir Kampe, op. cil.. II, j). 59, 163-239, 246-247.

3. Sur réchange de lettres entre Ronge et Wessenberg, voir Kampe, op. cit., II, p. 18-21. — Le philosophe Schelling, lui, malgré les sympathies catholiques dont nous avons parlé plus haut, écrivait à Sulpice Boisserée, le 18 avril 1845, que, « si peu d'estime que méritassent les agitateurs, le Dcutsch/catholici.smus signifiait que le christianisme ne veut plus de contrainte, et que la loi, représentée par la puissance de l'Eglise catholique, est une contrainte sur Christ, le vrai Christ pleinement reconnu. » {Sulpiz Boisserée, I, p. 834.)

4. Un Concile de laïques ; c'est ce que demandaient, dès le 25 février 1845, la communauté de Berlin et, dès le 3 mars, celle de Leipzig. Sur le Concile et les 51 articles qui v furent votés, voir Kampe, op. cit., I, p. 164-179.

suite des éléments assez divers : derrière Gzerski et ce que l'on appelait le symbole de Schneidemlihl, se rangeaient des croyants delà veille, qu'il avait entraînés hors delà grande Eglise; Ronge, au contraire, faisait s'engouffrer dans sa petite Eglise une multitude d'incroyants, et ceux-ci devenaient les maîtres. Ni Ronge ni Gzerski, d'ailleurs, n'étaient des théologiens; et ce fut un jour de joie dans l'Eglise « catholique-allemande », que celui oii le prêtre Antoine Theiner,. disgracié de longue date par l'évéché de Rreslau pour ses écrits contre le célibat et la liturgie, mit sa science au service de l'église nouvelle ^ La joie dura peu : Theiner et Ronge se fâchèrent pour des motifs d'amour-propre 2. Gzerski et Ronge, brouillés en 1845 3, se réconcilièrent en janvier 1846^: Gzerski sacrifiait le Christ. Six mois après, il regretta le sacrifice, reprit le Ghrist, et se brouilla derechef avec Ronge \ 11 y avait derrière Gzerski un habile homme du nom de Romberg, qui lui faisait espérer qu'en se rangeant aux grandes lignes de la confession d'Augsbourg, l'Eglise de Schneidemiihl serait bien vue de l'Etat; et Gzerski revenait au

1. Kampe, up. cil.. II. j). 81-85. raconte la défection d'Antoine Theiner, provoquée par les démarches de la communauté « catholique allemande » de Berlin.

2. L'histoire de la brouille est copieusement contée dans Kampe, op. cit.. n, p. 88-89 et 97-101. Theiner, un savant, avait une sorte de conception aristocratique du mouvement ; elle s'accordait mal avec la turbulence démocratique de Ronge. Une autre brouille survint, parallèlement, entre Theiner et le ])rofesseur Kegenbrecht, l'une des personnalités les i)lus notables de la coinnuinauté de Breslau ; Regenbrecht était juriste, et Theiner théologien! (Kampe. o/>. cit.. H, j). OL)

3. Sur la brouille entre Ronge et Gzerski, marquée par une circulaire de Gzerski (18 niai 1845) en faveur de la divinité du Ghrist, et par unt brochure de Ronge contre Gzerski, voir Kamjje, op. cil. ,11, p. 14G-lol.

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