Voir, ci-dessus, livre II, chapitre u
Au temps où Mœhler demandait à une autre Eglise les moyens de servir la sienne, il avait observé que, dans certaines universités protestantes, l'élude des divergences dogmatiques qui séparent les confessions chrétiennes faisait l'objet d'un cours ; il regrettait qu'il n'en fût pas de même dans renseignement supérieur catholique. Il lui semblait qu'un protestant qui s'échauffe pour sa doctrine fait un pas vers le catholicisme, par là môme qu'il cesse d'être indifférent, et qu'un catholique qui s'exalte pour la sienne fait en quelque façon une courtoisie au protestantisme, par là même qu'il cesse d'être passivement somnolent. Les débats théologiques inspiraient à Mœhler plus <le confiance que d'effroi : il y voyait l'indice que l'idée religieuse est vivante'. En 1S28, rendant compte d'un livre anglican sur les controverses, il souhaitait qu'un jour les catholiques allemands possédassent une Symbolique". Quatre ans plus tard, il la leur donnait.
'< Pourquoi l'Eglise catholique conçoit la justihcalion comme elle la conçoit, et ne peut pas la concevoir autrement, et pourquoi, inversement, l'Eglise protestante doit concevoir la justification comme olle la conçoit, c'est là ce que personne ne péuètre, faute de comprendre l'enchaînement or-