Knœpfler, op. cit., p
ganique do toutes les doctrines. » Tout le plan de la Symbolique se ramasse d'avance en cette phrase, qui est de 1826 ^ La justification est le point capital du débat. L'homme, dans le catholicisme, concourt à sa rége'nération ; dans le protestantisme, Dieu seul en est l'auteur; là, il y a coopération entre la grâce divine et la volonté humaine; ici, il y a souveraineté absolue et inéluctable de la grâce. De ce contraste entre les symboles des deux confessions, tous les autres découlent. Ce ne fut point par fronde, par coups de tête, mais par logique, que la Réforme, en matière de dogme, dut être de plus en plus réformatrice. Sur le paradis terrestre, la chute, le péché originel, la vie intérieure des fidèles, l'Eglise, le royaume de Dieu, les deux confessions devaient fatalement diverger. La Symbolique nous fait assister à Tantithèse de deux logiques ; et c'est une antithèse en marche, toujours plus implacable.
Les discussions sur l'idée d'autorité religieuse, et sur l'antériorité de l'Eglise visible à l'Eglise invisible ou de l'Eglise invisible à l'Eglise visible, alimentent les polémiques ; mais elles sont logiquement, sinon historiquement postérieures, à une dissonance fondamentale, d'ordre philosophique, qui sépare les deux confessions; cette dissonance concerne l'homme et ses rapports avec Dieu. Il s'agit de savoir si Dieu le justilie en le mettant en mesure de se sanctifier, ou bien en le laissant radicalement incapable d'être sanctifié; si dans l'œuvre du salut l'élément humain est