Buss, o/). cit., p
2. Voir Gœrres, Politische Schriften, VI, p. .'{r)4-3.jr). — Charles-Auguste Reisach (lS00-18t}9) jouei-a un rôle inipf>rlant dans l'Eglise bavaioisc durant les vingt dernières années de sa vie. — Sur laclivité de Hofslanter connue prédicateur et ccmnne évèque, voir Friedrich, Jgnaz von DœHitiifvr, II, p. 18(1-188; et sur sa popularité voir une curieuse lettre de Ketteler (Raich, /Jriefe con und an Ketteler, p. 50-51). Sur la nomination de Weis cdmnie successeur de Geissel au siège de Spire, voir Reniling, NikoUms V. Weis, 1, p. 40-42.
Louis de Bavière, de longues années durant, avait servi de lien entre la pensée catholique et l'efllorescence artistique par laquelle s'illustrait Munich : son règne avait marqué l'alliance du romantisme avec l'Eglise, sous les auspices de la royauté. Malgré les difficultés qu'il avait eues avec son clergé, lorsqu'en 1840 il avait réclamé des solennités catholiques pour l'âme protestante de sa mère i, on aimait à célébrer en lui un roi catholique, et à lui rapporter l'honneur du réveil religieux dont la Bavière offrait le spectacle 2, et dont les principaux ouvriers, les Gœrres, les Phillips, les Windischmann, les Lasaulx, étaient des Prussiens ou des Rhénans immigrés, appelés et recueillis à Munich par la bienveillance royale. A Munich, grâce à Louis de Bavière, le catholicisme allemand faisait parade de ses énergies intellectuelles et rehaussait le prestige personnel de la nation bavaroise, et Gœrres expliquait avec complaisance que la politique religieuse de la Bavière dicterait aux Etats protestants eux-mêmes leur conduite à l'égard des catholiques •'.
Subitement, en 1847, cette capitale fut la proie d'une bourrasque : la disgrâce dn catholicisme y fut solennellement offensante. Il fut d'abord expulsé du pouvoir, dans la personne du ministre