Peter Reichensperger, op. cit., p. 233-234 et
4. Sur ce chapelain, qui était un ami de Rodbertus, voir Spectator, Beilage zur Allgemeinen Zeilung, 1'"' août 1895 ; — Peter Reichensperger, op. cit., p. 104; — et Pfiilf, Cardinal v. Geissel, I, p. 528, n. 4. Le chapelain Berg se montra partisan de la proposition Berends, dont nous parlons à la note suivante(Pfùlf, op. cit., I, p. 532, n. 1). — C'est le même chapelain Berg qui, le 4 juin, à la démonstration populaire de Friedrichshain, fit un discours d'accent révolutionnaire : « Le 18 mars, disait-il, le peuple de Berlin a conquis la liberté; aujourd'hui il conquiert les provinces. On dit que les provinces ne reconnaissent pas la révolution, et que l'Assemblée nationale ne se tient pas sur le terrain de la révolution. Gela ne doit pas se dire : elle se tient sur le terrain de la loi. Ge qui a été obtenu par la l'évolution fait loi » ; et Berg termina eu félicitant les Berlinois de leur victoire sur les suspicions, sur les défiances, sur l'anarchie et sur la réaction (Adolf WolfF, Bertiner Révolutions Chronik, III, p. 131. Berlin, Hempel, 1851-1854).
5. Par exemple, lorsqu'à la fin de mai les gauches réclament que le député Valdenaire, arrêté pour fait d'émeute, soit relâché et introduit au Parlement, Pierre Reichensperger demande, comme rapporteur, qu'on passe à l'ordre du jour jusqu'à ce qu'existe une loi sur l'inviolabilité des députés (Peter Reichensperger, op. cit., p. 73). — Lorsque le 8 juin le député Berends proposa d'inscrire au protocole, « en reconnaissance de la révolution, que les combattants des 18 et 19 mars avaient bien mérité de la patrie », Pierre Reichensperger, pour éviter un vote qui paraîtrait un honunage à l'idée même de révolution, proposa d'ajouter au mot révolution ïé\)i\.hète staatgehafjten (la révolution (jiti a eu lieu), et finalement la proposition Zacharia?, concluant au passage à l'ordre du jour, fut votée avec le concours des catholiques. (Peter Reichensperger, op. cit., p. 78-80; — Pastor, August Beichensperger, I, p. 241-243). — Enfin, lorsque fut discutée, en sei)tembre. la proposition des gauches, d'envoyei
liqnes comme les Reichensperger et comme Aulike, de vivre en excellente cordialité avec des démocrates tels que Waldeck^, et de gagner ainsi, parmi les partis de gauche, quelques sympathies actives pour la cause de la liberté de l'Eglise.
Au Parlement de Francfort, trois évéques siégeaient : Millier, de Munster, Diepenbrock, de Breslau, Geritz, d'Ermeland. Mûller avait longuement hésité à se laisser élire 2 ; il se rendit compte, lorsqu'à la première séance il essaya de faire décréter des prières publiques, que, dans cette (( tour de Babel politique^», sa parole épiscopale était comme dépaysée^. Geissel lui proposa, le 21 mai, défaire voter par le Parlement la formule suivante :
Liberté de la foi et de la pratique religieuse privée et publique, indépendance complète de toutes les sociétés religieuses à l'endroit de l'Etat, en tout ce qui concerne leur constitution garantie et protégée, leur autonomie personnelle et leur gouvernement personnel tant au sujet des personnes qu'au sujet des choses, égalité de toutes les associations religieuses au point de vue des droits civils.
à larmôe une proclamation dans lo sens de l'ordre du jour Sfein contre les officiers réactionnaires, Pierre Reichensper^'ei' coniliattit vigoureusement cette proposition, dont le vote entraîna la chute du ministère Auerswald (Pierre Heichensperger, op. cit., p. 125-12f)).
1. Vering, Lehrbuch des Kirchenrechts., 3' édit., p. 165, n. 14. C'était une physionomie très originale, très imposante, unanimement respectée (Cf. Peter Reichensperger, op. cit., p. 64-60), que celle de ce Waldeck, sur leijuel on peut consulter Oppenheim, lienedikt Franz Léo Waldec/c, dcr Fiihrer der preussischen Demo/cralie (1848-1870) (Berlin, Oppenheim, 1880).
2. Témoin les questions qu'il posait à ses collègues à l'assemblée épiscopale de Cologne {Colleclio Lacensis, V, p. 945). — Sur les hésitations de Diepenbrock, qui estimait qu'il valait mieux que les intérêts du clergé fussent représentés par des laïques, voir Pfùlf, Cardinal v. Geissel,!,
3. Le mot est d'Auguste Reichensperger (^.4/'^ et l'Archéoloj/ie sjir les bords du lihin, p. 1. Paris, Didron, 1849).
4. Wigard, Stennçjrapkischer liericht der Frankfurter Versammluiu/. p. 14.
Le programme était large, éclectique, généreux; il nous donne, en leur substance, les revendications religieuses du plus illustre archevêque de l'Allemagne. Geissel demandait à Mûller, par surcroît, s'il ne serait pas opportun d'adresser une sorte de déclaration des droits de Tépiscopat^. Mûller l'en dissuada; et Diepenbrock pensaitcomme Mûller : «Ici, écrivait-il, nous sommes comme des hiboux, parmi les corbeaux, les corneilles et les pies. Notre situation est fausse ; nous le sentons tous. Nous ne pouvons faire que peu de chose, et, publiquement, rien du tout : ce serait plutôt préjudiciable'-. » L'épiscopat d'Allemagne, dont les membres, on le voit, ne se mêlaient aux travaux parlementaires qu'avec une réserve ennuyée, s'effaça derrière les simples prêtres et derrière les simples laïques^^.
Les représentants catholiques se disséminaient un peu partout dans l'assemblée : le général Radowitz appai'tenait aux droites, le curé Ketteler prit d'abord place à l'extrême gauche. L'idée catholique n'avait point une attitude d'isolée, elle semblait être en visite dans tous les partis, et cela lui fut une force. Sur l'heure même, le rôle et la situation parlementaires de ceux qu'on appelait les (( ultramontains » furent assez malaisés à connaître et à définir : les récits des témoins