‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 190 sur 236 · Wigard, op. cit., p · texte numérisé non relu

Wigard, op. cit., p

4. Voir le texte des amendements respectifs des catholiques et des radicaux, dans AVigard, 0/3. cit., p. 688-689, et p. 1632 etsuiv. — Le député catholique Dieringer exprima sa joie de voir les gauches combattre le droit de I^atronat, conséquence de la sécularisation des biens d'Eglise (Wigard. op. cit., p. 1056-16.')7).

l'anî^ée 1848 349

nientos, paraître connexes. Mais les théologiens en jugeaient autrement ^ les hommes politiques aussi. Dœllinger-, le futur évoque Fœrster^ le curé tyrolien Beda Weber^, demeuraient attachés, comme théologiens, à cette maxime fondamentale, que la société civile ne doit point être étrangère à la pensée religieuse : la « séparation », au sens où Tentendaient les radicaux, leur paraissait un acheminement vers l'athéisme d'Etat. An demeurant, derrière cette façade d'athéisme, l'Eglise aurait-elle véritablement son indépendance? Les catholiques avaient de sérieuse? raisons d'en douter, car une théorie se faisait jour, parmi les radicaux, d'après laquelle les communes devaient reprendre sur l'Eglise ce droit de patronat, dont on dépouillerait l'Etat et les particuliers \ En donnant au pouvoir communal une sorte de tutelle sur la paroisse, on introduirait dans la vie de la confession catholique le principe démocratique; le prêtre trouverait dès lors un point d'appui

1. « Je ne suis point partisan d'une séparation formelle entre l'Eglise et l'Etat, écrivait Œttl, évèque d'Eichstalt, à A\'eis, évéque de Spire, le 29 août 1848; les circonstances pratiques les plus importantes militent contre cette idée. Mais je suis pour la liberté ecclésiastique, pour l'absolue indépendance de l'Eglise en toutes qui touche la doctrine, le culte, la discipline. » (Remling, Nikoiaus v. Weis, II, p. 462.) — Cf. Staudenmaier, Die Kirchlichc Aufrjabe der Gegenwart, p. 43 (Fribourg, \Vagner, 1849).

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