‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 192 sur 236 · Wigard, oy;. cil., p · texte numérisé non relu

Wigard, oy;. cil., p

7. AVigard, op. cit., p. 167.3-1678. — Comparer le discours de Zitle! Wigard, op. cit., \). 1665-16G8) expliquant (jue c'est le bureaucralisme

qui aperpétué les luttes confessidnnelles, et réclamant, au mua de l'unité le In pairie, la pleine liberté des associations religieuses.

3H2 LtTTES ET ViCÎOlîlES

invoquaient en leur faveur la sollicitude de toutes les âmes allemandes pour Funité germanique. On était au lendemain du jour où, sur une invitation de l'archevêque Geissel, une députation du Parlement avait pris la route de Cologne pour s'associer, dans la cathédrale, au sixième centenaire de la pose de la première pierre; et le président Gagern, rendant compte de cette fête catholique à laquelle avait même assisté le nonce Viale l^rela, l'avait qualifiée de « fête symbolique, qui signifiait l'union politique de l'Allemagne* ». Sous rimpression de ces augustes pronostics, les membres catholiques de l'assemblée de Francfort se complaisaient à chercher la cause de ces divisions allemandes qui, sous les voûtes de Cologne, paraissaient s'aplanir et toucher à leur terme ; cette cause, c'était la paix de Westphalie, blâmée jadis parle Saint-Siège, parce qu'elle avait scellé une sorte d'esclavage régional des âmes.

Il y avait deux cents ans exactement que les plénipotentiaires de Munster avaient marchandé aux peuples la liberté de conscience et ne Tavaient formellement reconnue qu'aux souverains ; ils comparaissaient en accusés h la barre du Parlement de Francfort; et c'étaient les orateurs catholiques qui les y traînaient ~, La politique religieuse inaugurée en 1648 était proclamée responsable des

1. ^Vif;ard, op. cit., p. 1574. — Un récit très détaillé de ces fêtes se trouve dans Wichmann, op. cit., p. 2()7-229. — Voir aussi Ptûlf, Cardinal V. Geissel, I, p. 486-490. — Le peintre catholique Steinle, dès 1845, prévoyait ces fêtes et s'en félicitait en songeant qu'elles couicideraient avec un autre centenaire, celui du Concile de Trente {Edward v. Steinle's Briefwcchsel, II, p. 173).

2. Voir en particulier le discours de Phillips, le 21 août (Wigard, op. cit., p. 1()42).

l'aNiNÉE 1848 353

infortunes de l'àmc allemande et des éclipses du prestige germanique. En face de celte politique, Dœllinger dressait l'exemple des Etats-Unis, de la Belgique surtout, où l'Eglise était vraiment libre à l'endroit de l'Etat' ; et c'est au nom du salut de l'Allemagne que les orateurs catholiques réclamaient en faveur de l'Eglise allemande un pareil traite aient.

Le nouveau roi Maximilien de Bavière, prisonnier de la réaction anticatholique que Lola Montes avait déchaînée, possédait, lui, un autre moyen d'unifier et de sauver l'Allemagne ^. Il faisait présenter au parlement, par son ministre Bcisler, un article ainsi conçu : (( Les affaires de l'Eglise chrétienne d'Allemagne, notamment les rapports avec l'Etat, sont régies par un synode d'Empire. » Tel que le concevait Beisler'^ ce synode devait comprendre toutes les confessions, lorsqu'il déciderait de questions concernant Tensemble des intérêts religieux ; il se fragmenterait en synodes confessionnels, pour étudier les intérêts spéciaux

Page 1