‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 193 sur 236 · Wigarrl, op. cit., p · texte numérisé non relu

Wigarrl, op. cit., p

2. La lettre de Maximilien à Deisler (10 juillet 1848), publiée dans ■Friedrich, lanaz von Dn-llint/er^ II, p. 379-382, demeure le témoignage très instructif de ce qu'un souverain, soixante ans après Josei)li II, pouvait encore garder et avouei' de tendances joséphistes. — Un autre amendement d'esprit très joséphiste, déposé à Francfort, fut celui du député Wcdekind, tendant à mettre entre les mains de la puissance centrale le mmmus episcopatus et le jus circa sacra (Wigard* op. cit., p. 1733-1734). — <' Dieu nous garde d'un pareil monstre ! » écrivait AVeis, évèque de •■pire, aux autres évêques de Bavière, au sujet de l'idéal d'Eglise qu'avait 'laborô Beisler (Remling, Nikolaus v. Weis, II, p. 401). Et dans ses étires à Viale Prela, du 2 septembre 1848, et à l'évêque de Passau, du 2 septembre, AVeis considérait ce discours comme un événement provilentiel destiné à ouvrir les yeux à l'Eglise de Bavière (Remling, op. cit., I, p. 4G3 et 406).

3. Sur ce personnage, voir la i)age sarcasti(iue de B€da Weber, Chuaktcrhilder, p. 304;

irBRARY ST. MARY'S COLLEOE"'

des Eglises, et pour légiférer i. Le joséphisiiK^ expirant proposait cette suprême combinaison, qui dut réjouir, dans sa retraite solitaire et stérile la tristesse de Wessenberg; le Parlement de Francfort écouta Beisler avec curiosité, et lui su1 gré d'offrir à Dœllinger l'occasion d'un beau discours^.

Les amendements, de jour en jour, s'amoncelaient sur le bureau présidentiel : les questions de priorité furent épineuses, les votes furent complexes. La rédaction proposée par la Commission ne satisfaisait à vrai dire presque personne; elle affectait de ne point proclamer le principe de l'indépendance des Eglises ; mais après les huit séances oii ce principe avait dominé l'assemblée, on ne pouvait songer à le congédier. L'autre rédaction, celle que proposaient les catholiques, était suspecte, et par son origine et par ses détails, à une majorité sur laquelle le grief d'ultramontanisme trouvait aisément prise : elle n'eut pour elle que 99 voix ^. Le doyen Kuenzer, de Constance, eut l'honneur de présenter le texte qui prévalut^.

On connaît déjà cet étrange personnage, ardent partisan du mouvement synodal et complice fréquent de l'administration badoise dans ses luttes contre l'archevêché de Fribourg ; il était à demi joséphiste, à demi radical, et, par-dessus tout cela, curé catholique. Il voulut élaborer une ré-

Page 1