‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 196 sur 236 · Briick, op. cit · texte numérisé non relu

Briick, op. cit

Elle survint en murs 1848, secouant des hommes respectables, balayant des choses augustes et supprimant, d'un même grand geste, toutes les petites entraves qui jusqu'ici avaient empêché Lennig, en sa ville de Mayence, de grouper ses coreligionnaires et de fonder un journal. Alors Lennig, tout de suite, sur ce terrain qu'un peuple soulevé lui rendait libre, se mit en mesure de bâtir : le journal se prépara, pour le mois de juin 1 ; et les catholiques commencèrent de s'assembler ; ils furent d'abord vingt-quatre, et sous peu quatre cents; ils s'occupaient chaque semaine, modestement, de causer entre eux des questions religieuses ; Lennig, sans fracas, avec le concours de deux jeunes prêtres qui seront à Mayence les meilleurs collaborateurs de Ketteler, Heinrich et Moufang2, venait d'ouvrir une école mutuelle d'action catholique 3.

L'école eut bientôt des filiales, à travers toute l'Allemagne ; et dès le mois d'octobre, les délégués de ces associations naissantes se rassemblèrent à Mayence, au rendez-vous triomphal que leur ménageait Lennig. L'entreprenant chanoine

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