‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 205 sur 236 · Beric/it, p · texte numérisé non relu

Beric/it, p

3. liericht, p. 62. Les trois premières conférences allemandes de saint Vincent de Paul furent fondées à Munich en 1846, Cologne en IS'iX. Bonn en 1849; la Prusse, eu 1850, en comptera déjà trente-deux (C/a/ ritus, 1898, p. 54).

i. Bériùht^ p. 123.

une sanction. <( Nous rebfitirons, disait-il un autre jour, des groupements corporatifs, des constitutions urbaines, qui, si les trônes chancellent, si Tordre général menace de s'écrouler, serviront de points d'appui ^ » 11 rêvait de voiries compagnons s'asseoir derechef à la tableau maître, et y manger; il augurait que de nouvelles mœurs chrétiennes, sanctionnées par une architecture nouvelle de la société, pourraient tarir, avec le temps, le (lot gémissant du prolétariat. Il était impossible qu'après de tels discours les congr(»ssistes de Mayence échappassent à ces fécondes impressions de malaise qui sont la vraie condition du progrès. Ils devaient emporter de cette assemblée un renouveau de pitié pour le peuple, pitié faite de gratitude et d'amour.

Il faut lire et méditer la préface anonyme, écrite ou tout au moins inspirée par Lennig, dont est précédé le compte rendu de cette assemblée de Mayence. Elle donne à proprement parler le secret des futures victoires catholiques ; ellemérite d'être retenue comme l'un de ces documents historiques qui déterminent toute une histoire eu môme temps qu'ils la résument. On pouvait craindre que les catholiques allemands ne se laissassent obséder, exclusivement, par l'idée des libertés conquises ou des libertés à conquérir, et que, confisqués par cette pensée, ils ne parussent affectera l'endroit de leurs concitoyens une attitude constante d'assaillants; quelque temps durant, le succès aurait pu les récompenser, mais les repré-

1. liericlit, \^. 41. — Waklheim, aussi, dans les Gespr/iclic de Radmvitz, ,p. 178-17'J, soutient l'idée d"une réorganisation ^ociala {S ta ndisches Wesen).

sailles ensuite auraient surgi, et en donnant à la religion catholique l'apparence d'être une sorte d'émigrée de l'intérieur, ils eussent pu lui faire perdre les sympathies de la foule. C'est une action purement négative que celle qui vise, simplement, à prendre ou à surprendre quelque liberté nouvelle : la liberté ne vaut que par l'emploi qu'on en fait; elle est un moyen, non un but ; et c'était en 1848 une erreur fréquente, de parler et d'agir comme si elle pouvait être la cause finale de toute une politique. Les catholiques allemands surent échapper à cette erreur.

Les associations catholiques, dit la préface, s'étaient avant tout proposé, comme but, d'obtenir et de garantir la liberté de ri^^glise et de l'éducation. Mais pourquoi la liberté de l'Eglise, sinon pour lui procurer la possibilité de mettre en vigueur, dans tous les domaines de la vie, les principes du christianisme? Et inversement comment la liberté de la religion et de l'Eglise se peut-elle maintenir, en face dos forces hostiles, si elle ne peut pas s'appuyer, dans le peuple, sur une opinion catholique puissante, sur des mœurs catholiques? L'association ne peut pas se borner au but purement négatif de la liberté juridique de l'Eglise et de l'éducation; elle doit au contraire, et d'une façon tout aussi essentielle, aviser à réveiller, vivifier et répandre l'opinion chrétienne et les mœurs chrétiennes, à implanter les principes catholiques dans l'ensemble de la vie, et à résoudre le grand problème du temps présent, la question sociale ^

Voilà une définition, admirablement exacte et rigoureuse si l'on songe à l'année où elle fut écrite, des rapports entre l'action catholique et

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