‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 210 sur 236 · Friedrich, Ignaz von iJœUinger, II, p · texte numérisé non relu

Friedrich, Ignaz von iJœUinger, II, p

3. Quatorzième et quinzième séances, 31 octobre (Co//ec/jo Lacensis, Y, ). 1041-1047).

4. Outre Richarz, évêque d'Augsbourg, Urban, archevêque de Bamberg, >t Dittrich, vicaire apostolique à Dresde, se prononçaient contre l'opporuuité d'une Denkschrift aux gouvernements. Richarz déclinait môme oute responsabilité dans la publication des actes; Dittrich redoutait, visvis du Gouvernement saxon, de signer une formule dans laquelle il

ffirmerait son droit d'introduire en son diocèse les congrégations reli- ;ieuses et en particulier les Jésuites. Gest à ce moment que Dœllinger, appelant les propos qu'avait tenus Radowitz sur les Jésuites à la tribune e Francfort, proposa d'introduire une phrase expliquant que l'épiscopat e songeait point aux Jésuites, considérés comme une « impossibilité en Allemagne »,àquoi Fœrster, qui représentait Diepenbrock, prince-évêque

Geissel devait avoir raison des susceptibilités de Richarz et de plusieurs autres prélats^; et malgré les divergences de nuances qui se révélèrent à Wurzbourg, l'assemblée, dans son ensemble et par ses résultats, fut une manifestation d'unité. La question des synodes était urgente^. Geissel défendit Tépiscopat du reproche d'avoir étoutTé cette institution"^ ; Dœllinger^ expliqua qu'en la ressuscitant Ton réagirait coutre les habitudes bureaucratiques que l'Eglise, à l'imitation de l'Etat, avait laissées pénétrer dans son existence-'. Certains évoques s'alarmèrent de la coïncidence entre les mouvements politiques et l'agitation synodale; d'autres craignaient qu'à l'image des diètes et des parlements, les synodes ne prétendissent légiférer'\ De part et d'autre, on échangeait des renseignements: dans le diocèse de Fribourg, c'étaient en général de mauvais prêtres qui désiraient les synodes'; mais à Ratisbonne, à

de Breslau, nl)jecta que l'épiscopat ne doit pas renier un ordre que l'Eglise admet (Trentième séance, 13 novembre. CuUectio Lacensis, V, p. 111()-11'20). A la trente et nnième séance, le soir du même jour, Geissel put annoncer qu'il était tombé d'accord avec Richarz ; l'unanimité des évoques était obtenue.

1. Sur le tact de Geissel et la façon dont il savait distinguer entre les décisions qui devaient être immédiatement livi'ées à la publicité et celles qui avaient la valeur de règles de conduite tout ofticieuses, de « directives », voir Pfulf, Cardinal von Geissel, I, p. U30.

2. Vingt et unième à vingt-quatrième séances, 4-7 novembre {Collcctio Lacensis. V, p. 1066-1084).

3. Collectio Lacencis, Y., p. 1070: Geissel explique (jue jadis les prêtres, malgré la menace d'excommunication, se disjjensaient souvent de répondre à la convocation de l'évêque et de venir au synode, et que c'est ainsi que Rome fut amenée à dispenser les évèques de convoquer des synodes.

4. Déjà, avant son départ pour Francfort, Dœllinger avait conféré à Munich avec le vicaire général Windischmann pour savoir si l'archevè(jue Reisach serait disjjosé à s'associer à la convocation de synodes pi'ovinciaux et diocésains (Friedrich, Jgnaz von Dœllinyer, II, p. 371).

j. Collectio Lacensis, V, p. 1068.

6. Voir le discours de l'évêque de Passau [Collectio Lacensis, V, p. lOT'iK

7. Collt'ctto Lacensis, V, p. 1067-1008. — En 18/j8, les clergés de Cuus-

Bamberg, à Trêves, c'étaient de bons prêtres'; et Staudenmaier, le professeur de théologie de l'université de Fribourg, dans la brochure éloquente qu'il soumettait à l'appréciation des évoques et où il examinait « la tâche ecclésiastique du temps présent », venait d'écrire en faveur du mouvement synodal ([uelqnes pages d'un esprit incontestablement catholique, encore qu'un peu confuses'^.

Cette année même, le curé Binterim, partout estimé pour ses travaux d'archéologie chrétienne, universellement connu pour son intervention courageuse, en faveur de Droste-Vischering et pour l'emprisonnement dont il l'avait expiée -^ faisait signer par trente et un prêtres de la région de Dusseldorf une pétition réclamant de Geissel le rétablissement immédiat des synodes''. 11 était de ces intransigeants qui, demeurés étroitement fidèles aux maximes de Droste, trouvaient presque anormal que l'Eglise vécût en paix avec l'Etat"' : gêner Geissel en son gouvernement ne

tance, Brisach, Villinj-enet Geisingen manifesteront pour la réforme delà confession et do la liturgie et pour lintroduction du constitutionnalisme • lans rEglise, et réclamèrent de Vicari, archevêque de Fribourg, qu'il tint des synodes diocésains auxquels participeraient les laïques, qu'il prît un conseiller parmi le clergé rural, qu'il changeât le directeur de son séminaire de Saint-Pierre et qu'il renvoviU son chapelain Strehle. Cette manifestation i)rovoqua des i)rotestations dans une partie du clergé et du ])eui)lo badois. Voir Maas, Ge&chichte der Katholischen Kirche im Grosfhorzofithum liaden, \\. 201-202. — C'est à cause do ces événements que Dœllingcr jugeait imprudent de prendre une décision générale en faveur les synodes (Friedrich, Ignaz von Da4linr/er, II, p. 442).

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