‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 211 sur 236 · Pfûlf, Cardinal c. Geissel,!, p · texte numérisé non relu

Pfûlf, Cardinal c. Geissel,!, p

5. Il avait même fondé, dans le diocèse, une feuille d'opposition intitulée 'lémi'nt-Ajif/u,<i/e ^Pfiilf, op. cit., I, p. ,J67i.

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déplaisait pointa Binterim. Mais en même temp^, dans le môme diocèse de Cologne, trois cent cinquante prêtres, timidement ancrés dans lliermésianisme, expédiaient une pétition analogue en vue d'un renouveau de Finstitution synodale^ Singulier parallélisme, en vertu duquel les antihermésiens les plus acharnés et les hermésiens les plus tenaces cernaient l'archevêque Geissel entre deux flots de réclamations identiques! Il était naturel qu'en raison même de ce péril nouveau qui se dessinait dans l'Eglise rhénane, Tavis de Geissel fit autorité à Wurzbourg : il fut décidé que Ton commencerait par tenir des conférences, et puis, qu'au plus tôt, on rassemblerait des synodes diocésains, en stipulant bien expressément que, dans ces assemblées, l'évéque seul aurait le droit de décision'.

Mais par-dessus les désirs, tantôt zélés et tantôt frondeurs, qui travaillaient le petit clergé, une autre idée planait, qui trouvait accueil dans l'esprit même des évoques : c'était celle d'un concile national et d'une organisation qui, vis-à-vis de Rome comme vis-à-vis des Etats, scellerait, en fait, la cohésion de l'Eglisegermanique. Dœllinger, en un rapport qui fut très scruté et qui méritait de l'être, réclamait l'institution d'une primatie

\. Pfûlf, op. cit., I, p. 576-578. — La ville de Duren envoyait encore deux hermésiens aux assemblées de Francfort et de Berlin (Pfûlf, op. cit., I, p. 520).

2. Colleciio Lacensis, V, p. 1082-1084. — Weis raconta comment, dans son diocèse de Spire, les conférences de doyennés donnaient d'excellents résultats (Cf. dans Remling, Nikolaus v. ^Veis, I, p. 93, la lettre de Weis à Hirscher, en 1845, relative à ces conférences) ; et Geissel rendit le même témoignante pour Cologne (Pfûlf, Cardinal v. Geis.sel, 1,

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d'Allemagne et de synodes nationaux i ; on songeait, aussi, à confier à l'un des métropolitains, ou bien à deux d'entre eux, le soin d'incarner l'Eglise d'Allemagne jusqu'au concile^; on parlait d'une agence, qui, sous les auspices des métropolitains, serait Torgane de cette Eglise auprès du Pape 3. Dœllinger concluait que <( l'Eglise allemande ainsi ordonnée, loin d'attaiblir ou de limiter l'inlluence du Siège apostolique sur la situation ecclésiastique allemande, la faciliterait au contraire et entrerait dans une union plus étroite, plus solide et plus régulière, avec le centre commun d'unité, que cela ne pouvait se faire dans un état de dislocation et d'isolement^. »

On faisait à cette époque un étrange abus du terme : Eglise nationale allemande. Sous ce nom, des théologiens protestants et des juristes, à Kœthen, élaboraient deux projets parallèles ; des pasteurs, un rabbin, un prêtre catholique de Constance, se donnaient rendez-vous à Francfort pour échanger un baiser Lamourette, sous le même pavillon '. Il y avait une conception de l'Eglise nationale allemande, qui visait à grouper les consciences germaniques sur le terrain du rationalisme religieux : Ronge, Gervinus, caressaient cet idéal. Dœllinger, en face de ce péril, voulait que le

1. Le rapport de Dœllinger est publié dans la Collectio Lacensis, V, p. 1095-1U97. — Cf. Friedrich, Ignaz von Dœllinger, II, p. 449.

2. Voir les propositions de Weis, évèque de Spire {Collectio Lacensis, V, p. i094-1095), et la motion de révèquç de Limbourg à la vingt-septième séance du 10 novembre {Collectio Lacensis, V, p. llul).

3. Voir la proposition de MùUer, évèque de Munster {Collectio Lacensis, V, p. 1098).

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