‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 212 sur 236 · Collectio Lacensis, V, p · texte numérisé non relu

Collectio Lacensis, V, p

5. Voir, au sujet de ces diverses tentatives, Kampe, Geschichte der religiôsen Bewegung der neuen Zeit, IV, p. 7-9.

catholicisme allemand se ramassât sur lui-même, et que, dans la vie universelle de la vaste Eglise, la collectivité des Allemands catholiques fût une personnalité : il avait même, en 1847, dans une fête d'étudiants, prononcé les mots expressifs d'Eglise catholique allemande •. L'imagination de Lennig, aussi, semblait insister en faveur d'un pareilprogramme'.Geissel, avec un tact consommé, pressentit, sans qu'on put encore les discerner exactement, tout ce qui se cachait de périlleuses embûches à l'arrière-plan de ces rêves; il fit mettre aux actes de l'assemblée le rapport de Dœllinger^, et transmit à Rome, avec instance, le vœu d'un concile national 's mais on s'arrêta là. Pie IX, bientôt, éconduira ce vœu"', et Geissel se pourra féliciter d'avoir été prudent. Lorsque, peu de jours auparavant, au (Congrès de Mayence, Dœllinger avait porté un toast à l'Eglise catholique allemande f', un peintre de Cologne, Baudri, s'était plaint, avec une àpreté humoristique, qu'à côté de cette cathédrale qu'est l'Eglise Universelle on voulût édifier une petite chapelle. Geissel empêcha l'assemblée deWurzbourg d'en jeter les assises... Et l'on ne songeait pas, alors, qu'un jour viendrait — après la mort de Geissel — où une chapelle allemande, sous le nom de « vieux-

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