Briick, Adam ^l'anz Lennig, p
3. Vingt-huitième séance, 11 novembre {Collectio Laçensis, V, p. 1108)»
rêves, quelques paroles chaleureuses sur l'unité de la patrie, sur la grandeur future de l'Allemagne ». « Autrement, disait-il, on nous accuserait de songer trop à nous, trop peu à la situation politique et civile '. » Krabbe voulait que l'Eglise d'Allemagne, dans le document qu'elle destinait au peuple allemand, eût un mot pour les pauvres o. Et Du.dlinger, Geissel, Krabbe, étaient écoutes, exaucés; on sentait, en entendant parler l'Eglise d'Allemagne, qu'elle ne se détachait point de la vie de l'Allemagne. Dans la lettre des prélats aux princes, on lisait : u Les évoques catholiques ont reconnu que, quelle que soit l'horreur de l'Eglise pour les tentatives anarchiques de toutes sortes, et si rigoureusement qu'elle les condamne, elle a pourtant un intérêt vital à ce que soit fixé et assuré tout ce que le cri général d'affranchissement à l'endroit de la tutelle et du contrôle administratif contient de légitime ''^. » Et, dans leur lettre à Pie IX : « Nous ne nous opposerons pas aux désirs et aux tentatives des Allemands pour constituer leurs Etats d'une façon nouvelle, mais nous ferons usage des libertés publiques pour le iplus grand avantage de l'Eglise^.» L'Eglise, qui ne redoutait pas de se présenter aux princes comme la bénéficiaire de l'année 1848, se tournait, tout de suite, vers le peuple et lui disait, sous réserve du respect dû à la loi : u Nous ne méconnaissons pas les grandes et nobles choses qui sont l'enjeu
1. Vingt-huitième séance, 11 novembre {Collectiu Laceiisis, V, p. '1109).
2. Vingl-huitiènie séance, 11 novembre {Collectio Lacensis. V, p. 1109).
3. Collectio Lacensis, V, p. 1133. Cette Denkschrift, datée du 14 no- ■embre 1848. est publiée aux pages 1133-1137.