‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 216 sur 236 · Pfùlf, op. cit., I,p · texte numérisé non relu

Pfùlf, op. cit., I,p

L ANKÉE 1848 390

tions centralisatrices du parti radical, Guillaume- Emmanuel de Ketteler retrouvait dans l'antique lien communal le fondement historique de la démocratie allemande ^

« Le prêtre catholique a un grand pouvoir, disait-il en 1847 à ses paroissiens, mais il doit seulement l'employer pour laver pareillement les pieds de tous, pour être secourable à tous dans leurs besoins... Dieu me donne cette dignité, non pour régner sur vous, mais pour vous servir, enfants et vieillards, riches et mendiants-. » En chacun de ses paroissiens, l'homme tout entier l'intéressait : « Leur corps, écrivait-il, me donne encore plus à faire que leur âme, et c'est une épreuve bien amère, de pouvoir aider si peu^ » Il lui semblait que la situation sociale de sa paroisse relevât en quelque façon de son ministère, et qu'elle lui créât une responsabilité. Dans son étroit champ d'action, il réalisait l'idéal dont bientôt, sur le siège de Mayence, il tracera les impérieuses exigences à l'Eglise d'Allemagne tout entière.

Trois ans avant de monter sur ce siège, il fut, en novembre 1848, invité à prêcher dans la cathédrale de Mayence •% et ses prédications eurent pour thème les conceptions sociales du christiamisme. Saint Thomas d'Aquin parut en chaire,

1. Raich, Driefe vonund an Ketteler, p. 165; cette lettre à ses électeurs ;st du 17 novembre 1848.

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