II
succdmher. Ainsi s'accumulaient les deuils, accablant les consciences et noircissant le ciel.
Quarante ans se passent, et d'éclatants témoignages nous montrent les consciences devenues allègres sous un ciel devenu lumineux. C'est Gœrres, s'écriant en 1841 : « L'Eglise se dresse plus victorieuse, plus assurée, plus forte, qu'elle ne le fut depuis des siècles K » C'est le cardinal Altieri, proclamant en 1846, devant une Académie romaine, que « l'état de la religion en Allemagne est réellement meilleur et plus consolant qu'autrefois- ». C'est le général de Radowitz, notant dans ses Mémoires que, « pour l'Allemagne, une renaissance de l'esprit catholique a eu lieu, dont les elfets sont d'une incommensurable portée \ » C'est Auguste Reichensperger, attestant un peu plus tard que « le jugement droit de Frédéric-Guillaume IV et les constitutions issues des événements de 1848 ont garanti à l'Eglise catholique et à ses organes une liberté de mouvement telle qu'elle n'existait dans aucun Etat allemand depuis la paix de Westphalie '' ». Et c'est enfin l'évéque d'Eichstatt, prédisant que l'assemblée épiscopale tenue à Wurzbourg en 1848 ouvre « l'ère nouvelle de l'avenir religieux "' ».
Dans le premier quart du siècle, un ami du canoniste Walter lui demandait très sérieusement s'il croyait que Pie Vil aurait un successeur ^' : à