‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 227 sur 236 · Strauss, Kleine Schriften, Neue Folge, p · texte numérisé non relu

Strauss, Kleine Schriften, Neue Folge, p

2. Heinrich Hurter, Friedrich Eurter und seine Zeit, II, p. 201,

élite sociale que l'Eglise attacha sa propre fortune. « La classe supérieure, écrivait Gœrres à Raess, le futur évéque de Strasbourg, est comme possédée et égarée ; une sorte de vent d'orage s'est engouffré dans le manteau de son orgueil et de S91- vanité ; et ce vent la pousse, il la chasse devantd^ui comme des fétus de paille ; ces gens eux-mêmes ignorent où ils vont^ » L'Eglise trouva, dans certaines personnalités de l'aristocratie westphalienne, rhénane et badoise, des concours précieux; mais elle évita toute démarche qui pût être interprétée comme une tentative d'alliance entre l'Eglise et des intérêts de classe, ou bien encore entre l'Eglise et la richesse.

Et ce ne fut même point de la hiérarchie, ce ne fut même point des congrégations, que vint à l'Eglise le relèvement. Rome, jadis, pour tenir en échec l'esprit particulariste des clergés nationaux, avait jeté sur la chrétienté tout un réseau d'ordres monastiques, éclatant symbole de l'unité de l'Eglise autour d'un centre commun : les derniers Bourbons, la Révolution, l'Empire, avaient fait dans ce réseau d'immenses déchirures; et si l'on excepte la Bavière, où les congrégations, ressuscitant lentement à partir de 1825, se préparaient à jouer un rôle, on constate en Allemagne, durant cette période, une absence presque complète d'ordres religieux.

Quant à la hiérarchie, on peut dire que dans la plus grande partie de l'Allemagne, au moins jusqu'en 1837, elle laissa s'installer au-dessus d'elle l'appareil indiscret et tyrannique des bureaucraties d'Etat, — de ces bureaucraties dont

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