‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 228 sur 236 · Galland, Josf/)/i i:'on Gterrea, p · texte numérisé non relu

Galland, Josf/)/i i:'on Gterrea, p

42â ÉPILOGUE

Fhistorien Hurtor disait : « Elles sont devenues pour l'Europe ce que furent les vandales et l'Islam pour l'Eglise d'Afrique'. » Hors de l'Eglise môme, des observateurs perspicaces, comme le grand érudit Bœhmer, s'étonnaient de la complaisance de certaines autorités ecclésiastiques pour la puissance laïque. <( De ce qui jadis était saint, déclarait-il, cette puissance ne sait rien faire qu'une institution de police 2. ».

Mais c'est en se rattachant à Rome, d'une façon plus étroite et plus confiante, que le catholicisme allemand prépara l'époque nouvelle, durant laquelle il serait prospère et respecté. Le Saint-Siège, dès le premier quart du xix*" siècle, se révéla comme l'émancipateur de l'Eglise germanique : les souverains, désireux de réorganiser les circonscriptions diocésaines, durent s'adresser à Rome et traiter directement avec elle. L'épiscopat d'ancien régime, qui prétendait, à Ems, faire la loi au Saint-Siège, avait cessé d'exister; dans chaque Etat allemand, l'acte de naissance de l'épiscopat nouveau porta deux signatures, celle du pape à côté de celle du prince. Il était fatal qu'au lendemain du contrat les deux signataires fussent aux prises : les princes voulaient demeurer les seuls maîtres dans ces Eglises neuves dont Rome venait de définir les cadres. Mais il suffisait que ces Eglises fussent en quelque façon filles du Saint-Siège pour que, tôt ou tard, les prétentions princières fussent mises en échec; et du jour où Droste-Yischering, chargé de gouverner l'Eglise

1. Hfiinrich Hurter, Friedrich Hurter und seine Zeit, II, p. 116-117.

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